Lomé, le 18 avril 2024-(©AfreePress)-« Je suis convaincu que la Constitution sera adoptée par l’Assemblée nationale dans les prochains jours ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Fonction publique et du dialogue social, Gilbert Bawara dans une interview avec TV5Monde.
Alors que la campagne en vue des élections législatives et régionales bat son plein, le ministre Bawara réaffirme l’engagement à adopter le texte avant la tenue du scrutin.
Selon le ministre, cette réforme vise à adapter les institutions aux défis rencontrés dans la sous-région ouest-africaine au cours des dernières années.
Gilbert Bawara soutient que le régime parlementaire favorisera une gouvernance plus participative et décentralisée.
« Sous ce régime, le président du Conseil aura un rôle accru dans la mise en œuvre des politiques publiques, tandis que les députés auront un poids significatif », a-t-il expliqué.
Concernant la durée du mandat du président du Conseil, le ministre estime qu’il est prématuré de spéculer sur les résultats des élections législatives.
« Même si le parti UNIR remporte les élections, rien ne garantit que son président assumera automatiquement ce rôle. Le Premier ministre sera désigné par la coalition majoritaire, et nous espérons que ce sera notre leader, dont l’expérience et le savoir-faire sont essentiels pour le pays », a-t-il insisté.
Interrogé sur la pertinence du calendrier de la réforme constitutionnelle, Gilbert Bawara souligne l’importance pour les électeurs de comprendre le lien entre l’Assemblée nationale, le Sénat, et les postes de président du Conseil et de président de la République.
« Une réforme constitutionnelle avant les élections permettrait d’éviter une dissolution ultérieure de l’Assemblée nationale, réduisant ainsi les tensions et les crises électorales », a-t-il expliqué.
En ce qui concerne la possibilité d’un référendum, le ministre estime qu’une révision constitutionnelle menée par les parlementaires équivaut à une consultation référendaire.
Par ailleurs, le ministre accuse le journaliste français Thomas Dietrich, récemment expulsé du Togo, d’attiser les tensions dans un contexte déjà fragile. Il a toutefois assuré que les médias peuvent exercer librement leur travail tant qu’ils respectent les règles, bien que les autorités togolaises aient critiqué Rfi et France24 pour leur couverture de l’actualité togolaise.
Raphaël A.









