Lomé, le 5 novembre 2026-(©AfreePress)- Le Comité ad hoc chargé de lutter contre l’occupation anarchique du domaine public dans le Grand Lomé hausse le ton. Face à la persistance des installations irrégulières sur les trottoirs, les accotements et autres espaces publics, malgré les opérations de désencombrement engagées en février 2023, les autorités donnent désormais jusqu’au 20 novembre 2026 aux occupants concernés pour libérer volontairement les lieux. Au-delà de cette échéance, des opérations de déguerpissement seront engagées, aux frais des contrevenants.
Dans un communiqué rendu public à Lomé, le Comité déplore le maintien de pratiques qui entravent le fonctionnement normal de l’espace urbain et compromettent la sécurité des usagers. Étalages commerciaux, baraques et points de vente non autorisés, conteneurs à usage commercial, véhicules abandonnés ou stationnés de manière anarchique, dépôts de gravats et de matériaux de construction sur les trottoirs : autant d’installations et d’activités qui continuent de grignoter les emprises publiques. À cette liste, s’ajoutent les affichages publicitaires non réglementés, les dépôts sauvages d’ordures ainsi que les prestations de services au profit d’établissements irrégulièrement implantés.
Pour le Comité, cette occupation désordonnée ne relève pas d’une simple question d’esthétique urbaine. Elle constitue un véritable enjeu de sécurité et de salubrité publiques. L’obstruction des voies et des caniveaux favorise les embouteillages, accroît les risques d’accidents, complique l’intervention des services de secours et peut aggraver les phénomènes d’inondation. Elle entrave également la réalisation des aménagements prévus pour améliorer le cadre de vie, notamment la création d’aires de repos et l’embellissement de la capitale.
Le domaine public, rappelle l’instance, englobe notamment les routes, trottoirs, parkings, jardins, espaces verts et infrastructures dédiées aux transports collectifs. Son occupation est encadrée par des règles destinées à préserver sa vocation collective, sa fonctionnalité et son accessibilité. Le Comité ad hoc invite donc les personnes concernées à prendre les dispositions nécessaires pour libérer, sans délai, les espaces irrégulièrement occupés. À compter de la publication du communiqué et au plus tard le 20 novembre, chacun est appelé à se conformer à cette injonction.
Après cette date, la phase de sensibilisation pourrait céder la place à l’action sur le terrain. Les services compétents, en coordination avec les communes concernées, procéderont à la libération des emprises et des portions du domaine public occupées illégalement. Les opérations seront exécutées aux frais des contrevenants, conformément aux textes en vigueur. À travers cette nouvelle mise en demeure, les autorités entendent réaffirmer la primauté de l’intérêt collectif et restaurer des espaces publics accessibles, sûrs et mieux aménagés dans le Grand Lomé.
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