©AfreePress-(Lomé, le 02 août juillet 2023)- Après le Mali, le Burkina Faso, et la Guinée, c’est au tour de l’Algérie de s’opposer à toute intervention militaire de la CEDEAO au Niger dans le but de restaurer l’ordre constitutionnel après le coup d’État.
Dans un communiqué rendu public, mardi 1ᵉʳ août 2023, ce pays du Maghreb, qui partage une frontière de presque 1 000 km avec le Niger, a exprimé ses inquiétudes concernant les conséquences « désastreuses » qu’une intervention militaire au Niger pourrait entraîner dans toute la région.
« L’Algérie renouvelle son profond attachement au retour à l’ordre constitutionnel au Niger et au respect des exigences de l’État de droit. Dans cet esprit, le gouvernement algérien réaffirme son soutien à Monsieur Mohamed Bazoum comme Président légitime de la République du Niger. Le retour à l’ordre constitutionnel doit impérativement s’accomplir par des moyens pacifiques qui éviteront au Niger frère et à l’ensemble de la région un surcroît d’insécurité et d’instabilité et à nos peuples un surcroît d’adversité et d’épreuves. En conséquence, l’Algérie met en garde et appelle à la prudence et à la retenue face aux intentions d’interventions militaires étrangères qui sont malheureusement considérées comme des options envisageables et utilisables alors qu’elles ne sont que des facteurs de complication et d’aggravation de la crise actuelle », a indiqué le ministre des Affaires étrangères algérien, Ahmed Attaf.
Il est à noter que lors de son sommet extraordinaire tenu le 30 juillet 2023 à Abuja, la CEDEAO avait donné un ultimatum de sept jours aux militaires putschistes pour restaurer l’ordre constitutionnel au Niger en libérant le président déchu et en lui restituant le pouvoir.
Raphaël A.









