Lomé, le 22 mai 2025 -(©AfreePress)- Les récents propos de Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais, mettant en cause Jean-Pierre Fabre et l’accusant d’entraver la dynamique politique de l’opposition, continuent de faire réagir au sein de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC).
Après la riposte de Francis Pédro, c’est désormais Éric Dupuy, Porte-parole du parti, qui monte au créneau pour défendre son leader.
Invité mercredi sur les ondes de radio Zéphyr FM, M. Dupuy n’a pas mâché ses mots à l’égard du président du Parti des Togolais. Selon lui, les attaques de Nathaniel Olympio relèveraient davantage d’une jalousie mal dissimulée que d’une analyse politique objective.
« La déclaration de Jean-Pierre Fabre lors de l’ouverture du congrès de l’ANC a suscité des rancœurs et de la méchanceté. Il avait pourtant dit une vérité simple : le système RPT prospère sur les divisions au sein de l’opposition. C’est une réalité qu’il faut cesser de fuir », a affirmé M. Dupuy.
Il souligne que Jean-Pierre Fabre a toujours œuvré pour l’unité de l’opposition, en multipliant les initiatives de regroupement. « CAP 2015, la C14, et d’autres encore. Fabre n’a jamais cherché à en être le président ou le porte-parole. Il a toujours été dans l’ombre, unificateur, discret mais actif », a-t-il laissé entendre.
S’agissant des critiques sur la question du leadership, Éric Dupuy déplore une obsession malsaine dans certains cercles de l’opposition. « Le vrai problème, c’est le refus d’accepter la popularité ou l’envergure d’un autre. Si vous avez un parti politique, travaillez pour conquérir l’opinion, ne cherchez pas de bouc émissaire », a-t-il lancé.
Revenant sur les tentatives de concertation entre l’ANC, les FDR et d’autres partis, il indique que l’ absence de certains de l’opposition de ce cadre est due au manque de sincérité et de solidarité de ces interlocuteurs. « Quand nous avons entamé les démarches il y a un peu plus d’un an pour signer la charte avec les FDR, la société civile et d’autres, nous avons invité regroupements de partis qui n’ont pas accepté de travailler avec nous parce nos exigences ne leur convenaient pas. Et qu’est-ce que nous exigeons? la solidarité et la sincérité », a-t-il indiqué.
Enfin, M. Dupuy a établi un parallèle avec les postures d’Harry Olympio dans le passé, pour mieux souligner, selon lui, une constance dans les attaques internes à l’opposition, guidées davantage par des frustrations personnelles que par des enjeux politiques structurants.
Olivier ADJA









