Lomé, le 27 janvier 2025 -(© AfreePress)-Un séisme politique frappe l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Sept cadres influents du parti d’opposition, dont Robert Kossi Olympio et Jean-Jacques Téko, ont été exclus avec effet immédiat par le président Jean-Pierre Fabre pour « indiscipline caractérisée ».
Cette décision intervient à la suite de manquements graves reprochés aux concernés. Selon un communiqué officiel, ces derniers auraient défié les directives du parti en siégeant dans des conseils régionaux malgré une interdiction formelle.
Parmi les exclus figurent : Robert Kossi Olympio, Kéna Dzidzoka, Zokévo Kokou Obakou, Alphonse Agbéko Aklade, Mouhalidina Alfa-Sika, Goutante Oudanou, Jean-Jacques Téko, ancien représentant de l’ANC à la Céni.
Le président Jean-Pierre Fabre a fermement condamné les agissements des dissidents, dénonçant dans son communiqué « une indiscipline flagrante, accompagnée de déclarations publiques tapageuses visant à légitimer leur défiance. » Il a également reproché à certains des exclus de chercher à se positionner en vue des prochaines élections sénatoriales, en contradiction totale avec la ligne politique du parti.
Un climat de dissension
Cette décision traduit un climat de tensions croissantes au sein de l’ANC, un parti qui lutte pour regagner sa pertinence sur la scène politique togolaise. Robert Olympio, l’un des exclus, avait déjà anticipé cette exclusion. Dans une interview accordée à Republic of Togo, il avait qualifié cette décision de « non-événement », tout en critiquant ouvertement la stratégie du parti.
« Jean-Pierre Fabre et son entourage doivent repenser une stratégie de lutte qui n’a donné aucun résultat tangible depuis des années », avait-il déclaré.
Un tournant pour l’ANC
L’exclusion de ces sept figures de proue soulève de nombreuses questions sur la gouvernance interne et l’avenir du parti. Alors que certains y voient un nécessaire recadrage, d’autres dénoncent une gestion autoritaire et un manque de tolérance envers les voix dissidentes.
Cette crise interne pourrait bien marquer un tournant décisif pour l’ANC, qui devra désormais redoubler d’efforts pour restaurer sa cohésion et sa crédibilité auprès de ses sympathisants.
Anika A.









