Lomé, le 24 mars 2026 -(©AfreePress)- Célébrée chaque 22 mars à travers le monde, la Journée mondiale de l’eau, instituée par les Nations Unies, s’impose comme un moment clé de sensibilisation aux enjeux liés à l’accès, à la gestion et à la préservation de l’eau, ressource essentielle à la vie et au développement durable.
Placée en 2026 sous le thème : « L’eau, source d’égalité », cette journée met en lumière le rôle fondamental de l’eau dans la réduction des inégalités sociales et de genre, tout en rappelant les défis persistants à l’échelle mondiale.
Malgré des avancées notables, les chiffres demeurent préoccupants. Des centaines de millions de personnes à travers le monde restent privées d’un accès à l’eau potable, tandis que plusieurs milliards ne bénéficient pas de services d’approvisionnement sécurisés. L’Afrique subsaharienne demeure la région la plus exposée, avec des déficits structurels qui entravent le développement socio-économique.
Au-delà de l’accès, la qualité de l’eau constitue un enjeu majeur de santé publique. Chaque année, des millions de décès sont imputables à la consommation d’eau insalubre et à des conditions d’hygiène précaires, appelant à des investissements accrus dans les infrastructures hydrauliques et les systèmes d’assainissement.
Les effets du changement climatique aggravent davantage cette situation. Sécheresses, inondations et stress hydrique accentuent la vulnérabilité des populations, en particulier dans les zones rurales.
Au Togo, les pouvoirs publics poursuivent leurs efforts pour améliorer l’accès à l’eau potable, notamment à travers la réalisation de forages, l’extension des réseaux de distribution et la mise en œuvre de programmes d’assainissement. Néanmoins, des défis subsistent, notamment en matière de maintenance des infrastructures et de sensibilisation à une utilisation rationnelle de la ressource.
À l’occasion de cette commémoration, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement du Togo, Séna Alipui, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de l’accès universel à l’eau potable une priorité nationale.
« L’accès à l’eau potable n’est pas un privilège, mais un droit fondamental que nous devons garantir à chaque citoyen, sans distinction », a-t-il déclaré.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis persistants. « Les progrès réalisés sont significatifs, mais les attentes restent immenses. Il nous appartient de renforcer nos investissements, d’améliorer la gouvernance du secteur et d’impliquer davantage les communautés dans la gestion durable de l’eau », a-t-il laissé entendre.
Évoquant les impacts du changement climatique, Séna Alipui a souligné l’urgence d’adopter des approches innovantes. « La raréfaction des ressources hydriques nous impose d’anticiper, d’innover et de promouvoir des solutions résilientes pour garantir la sécurité hydrique de notre pays », a-t-il avancé pour, à la fin, appeler à une prise de conscience citoyenne accrue.
« La préservation de l’eau est une responsabilité partagée. Chaque geste compte pour protéger cette ressource vitale et assurer sa disponibilité pour les générations futures », a fait savoir le ministre Alipui.
Au-delà de sa portée symbolique, la Journée mondiale de l’eau constitue ainsi un appel pressant à l’action, engageant États, partenaires techniques et financiers, secteur privé et citoyens à œuvrer de concert pour une gestion durable et équitable de cette ressource stratégique.
BLEWOUSSI René









