©AfreePress-(Lomé, le 27 août 2022)-Le ministère en charge des Droits de l’Homme, de la Formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République et celui de la Communication et Médias, organisent du 25 au 3 septembre 2022 un atelier national de sensibilisation des professionnels des médias sur les enjeux du numérique et l’implication des nouvelles lois adoptées dans l’exercice de leur profession.
L’initiative à laquelle sont associés, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), et l’Observatoire togolais des médias (OTM) vise à renforcer les connaissances des professionnels des médias du pays sur la notion de « démocratie numérique et participation citoyenne ».
La première étape dudit atelier s’est tenue à Lomé les 25 et 26 août 2022. Elle a réuni une quarantaine de journalistes issus des médias publics et privés (presse écrite, en ligne, radio et télévision).
« Le rôle des médias est de diffuser des idées et des idéaux qui en valent la peine et qui contribuent à bâtir un avenir meilleur. Notre démarche est pédagogique et vise à remettre au goût du jour, un certain nombre de dispositions essentielles, qui vous permettront d’être toujours des vecteurs de paix, même en temps de conflit », a rappelé le Ministre de la Communication et des Médias, Prof. Akodah Ayewouadan à l’ouverture des travaux de cet atelier.
Pour lui, il s’agit à travers cet atelier de sensibilisation, de créer avec les hommes et femmes des médias, un espace inclusif de réflexion et d’analyse pour une presse plus professionnelle et participant aux questions de développement.
« Les médias sont garants d’un droit fondamental, le droit à l’information, et il convient de l’exercer en toute liberté, mais avec responsabilité… Nous croyons que plus la presse gagnera en responsabilité, moins il y aura d’incivisme numérique, et plus il sera facile de réaliser le développement et les avantages que cela comporte pour les citoyens », a laissé entendre le ministre Akodah Ayewouadan à cette occasion.
Les communications délivrées au cours des deux jours de rencontre ont tourné autour de plusieurs thématiques qui sont entre autres : « État de droit, démocratie et liberté d’expression et d’information : Nécessité d’une éducation aux médias numériques » ; « Le journalisme sensible à la démocratie numérique et à la participation citoyenne, cas pratique » ; « Le rôle des médias dans la promotion d’un cyberespace sûr » ; « Comportement et implication du nouveau code de la presse et de la communication, de la nouvelle loi organique de la HAAC en lien avec l’interprétation du nouveau code pénal », et « Le journalisme face aux enjeux et rapports de souveraineté : infox et ingérence et contre-ingérence numérique ».
« Quand on parcourt les thématiques retenues pour cet atelier, on peut comprendre que les échanges vont apporter un certain nombre de réponses à un débat qui a eu lieu en fin d’année 2021 sur la situation de certains confrères qui se sont retrouvés en prison, et mais aussi le débat qui a eu lieu par rapport à l’interprétation de certains articles contenus dans le nouveau code de la presse et la loi organique de la HAAC. A cela s’ajoute la question du numérique. Qui parle du numérique comprend tout simplement qu’aujourd’hui notre profession ne peut s’exercer en marge du numérique. Mais l’usage de cet outil est d’une importance et c’est un atout, mais il faudra maîtriser le cadre juridique qui l’entoure pour ne pas tomber dans les subtilités que regorgent différents textes qui existent », a indiqué le président de l’OTM, Fabrice Petchézi.
Après Lomé, le cap sera mis sur Atakpamé et Kara où les journalistes de l’intérieur seront également entretenus sur les mêmes thématiques.
Raphaël A.









