Kampala, le 16 février 2025 – (AfreePress) – En marge du 22ᵉ Congrès de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA/AFWASA), un atelier de renforcement des capacités a été organisé à l’intention des journalistes africains. Objectif : améliorer leur maîtrise des questions liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH) en Afrique afin de promouvoir une information pertinente et engagée sur ces thématiques cruciales.
Un enjeu médiatique majeur
Le Congrès de l’AAEA, qui se tient du 16 au 20 février 2025 à Kampala (Ouganda), constitue un rendez-vous stratégique rassemblant experts, décideurs, organisations internationales et professionnels du secteur de l’eau. Il vise à identifier des solutions innovantes pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, tout en favorisant l’intégration des Objectifs de Développement Durable (ODD) dans les politiques africaines. Pourtant, la couverture médiatique de ces enjeux reste encore insuffisante dans de nombreux pays.
Conscients de cette lacune, l’AAEA et ses partenaires stratégiques ont mis en place cet atelier afin de mieux outiller les journalistes. « L’eau, c’est la vie ; l’assainissement, c’est la dignité. Ce congrès est un moment clé pour partager des expériences et renforcer notre réseau. Les médias ont un rôle essentiel à jouer », a déclaré le Directeur Exécutif de l’AAEA, Dr Olivier Gosso qui a précédé à la présentation et à l’historique de l’AAEA aux professionnels des médias.
Celui-ci n’a pas manqué d’appeler les journalistes présents à cette rencontre, à mieux s’impliquer dans la communication des activités du congrès, et une fois de retour chez eux, à relayer les informations en lien avec le secteur de l’eau et de l’assainissement.

Une formation pratique et ciblée
Neuf journalistes issus de différentes régions d’Afrique (Cameroun, RDC, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Sénégal, Togo, Malawi, Ethiopie et Ouganda) ont participé à cette session de formation. Celle-ci a couvert plusieurs axes essentiels :
Techniques de reportage sur les thématiques WASH et couverture efficace des débats du congrès.
Narration visuelle et production de contenus impactants (articles, reportages, podcasts).
Utilisation des médias numériques et sociaux pour une diffusion optimale.
Le Dr Siméon Kenfack, Directeur des Programmes de l’AAEA, a également présenté les initiatives de l’association, notamment son académie de formation et les opportunités offertes aux jeunes professionnels du secteur.
« Nous avons 3 piliers : le partage des expériences qui est la raison même du congrès, le 2e est le réseautage et le 3e est la formation. Nous formons les gens pour les rendre plus performants. C’est pourquoi nous avons mis en place une académie. C’est pour attirer les gens d’autres secteurs afin qu’ils obtiennent des qualifications en eau et assainissement. Des bourses sont données aux jeunes de moins de 35 ans afin qu’ils rejoignent ce combat. Vous êtes le quatrième pouvoir ! Donc, vous êtes mieux placés pour bien relayer le message. » A-t-il insisté.
Un appel à une couverture médiatique engagée

La préposée à la communication de l’AAEA, Stéphanie N’Zickonan, a de son côté, souligné l’importance d’une presse bien informée pour un meilleur relais des enjeux de l’eau et de l’assainissement en Afrique. « L’objectif est de faire des journalistes de véritables experts sur ces thématiques, afin qu’ils deviennent les porte-paroles des populations dans leurs pays respectifs », a-t-elle expliqué.
Les journalistes ont exprimé leur volonté de bénéficier d’autres formations afin d’approfondir leurs compétences et renforcer leur rôle dans la sensibilisation du public aux défis et solutions en matière d’eau et d’assainissement sur le continent.
Olivier ADJA









