Lomé, le 15 novembre 2025 -(©AfreePress)- La capitale togolaise a servi, vendredi 14 novembre, de cadre au lancement officiel de la seconde phase du Consortium panafricain des Masters en Interprétation et Traduction de Conférence (PAMCIT II), un programme d’envergure destiné à renforcer les compétences linguistiques sur le continent. La cérémonie, marquée par l’attribution de six bourses d’excellence à de jeunes ressortissants ouest-africains, a réuni de hautes personnalités venues de plusieurs pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Parmi les participants, figuraient plusieurs personnalités, dont le Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le sous-secrétaire général au Département de l’Assemblée Générale et de la gestion des conférences, la Représentante résidente de la CEDEAO au Togo, le vice-recteur de l’Université Gaston-Berger du Sénégal, les chefs des bureaux nationaux de la CEDEAO du Togo et du Sénégal, ainsi que le Directeur du Centre International des Langues de Lomé.
Le PAMCIT est une initiative issue de la Réunion annuelle internationale sur les services linguistiques, la documentation et les publications (IAMLAPD), portée conjointement par les Nations Unies et l’Union européenne. Il ambitionne de combler le déficit de professionnels hautement qualifiés dans les domaines de l’interprétation et de la traduction, un besoin devenu crucial pour l’intégration régionale et la gouvernance multilatérale.
Dans son allocution, de circonstance, Mme Damtien Tchintchibidja, vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, a rappelé l’historique du programme. « De 2010 à 2021, la première phase du PAMCIT a bénéficié du soutien constant des Nations Unies et de l’Union européenne. Après cette brève interruption, la CEDEAO a estimé nécessaire d’assumer pleinement la continuité du projet. C’est ainsi qu’en 2023, la BIDC a été désignée pour piloter le groupe de travail chargé de la mise en œuvre du PAMCIT II », a-t-elle fait savoir.
Elle a également précisé que sept universités africaines sont actuellement engagées dans cette phase, dont quatre en Afrique de l’Ouest que sont les Universités Gaston-Berger de Saint-Louis (Sénégal), l’Université Jean-Piaget de Cabo Verde, l’Université de Legon (Ghana) et l’Université de Lomé (Togo).
S’agissant des bourses attribuées, Mme Tchintchibidja a souligné qu’elles récompensent l’excellence académique. « Six ressortissants ouest-africains ont été retenus selon des critères rigoureux. Le PAMCIT II vise également à renforcer la mobilité des enseignants, harmoniser les curricula et garantir l’équivalence des diplômes au sein des universités partenaires », a-t-elle indiqué.
Le lancement du PAMCIT II répond à une demande croissante en interprètes et traducteurs qualifiés dans la région. Les besoins se font sentir dans des domaines essentiels tels que la facilitation du commerce, le maintien de la paix, les opérations humanitaires, l’éducation et la mobilité internationale. Ce programme ambitionne ainsi de constituer un vivier de professionnels certifiés, capables de servir aussi bien les institutions de la CEDEAO que les secteurs public et privé.
BLEWOUSSI René









