Lomé, le 11 juin 2026-(©AfreePress)- La capitale togolaise accueillera le 7 août prochain la première édition des Awards des praticiens de la médecine traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest (APMTAO), une initiative de l’Organisation des chercheurs et médecins holistiques, section Togo (OCMH-Togo) destinée à mettre en lumière les acteurs majeurs de la médecine traditionnelle dans la sous-région.
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse organisée autour du thème : « Enjeux de la médecine africaine à l’heure du numérique ».
L’événement réunira à Lomé des praticiens, chercheurs et promoteurs de la santé traditionnelle venus notamment du Togo, du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, du Cameroun et du Gabon. Le Burkina Faso a été désigné pays invité d’honneur, tandis que la promotion 2026 portera le nom du président Ibrahim Traoré, salué pour son engagement en faveur de la souveraineté sanitaire africaine.

Selon les organisateurs, les APMTAO visent à valoriser les praticiens expérimentés, promouvoir les savoirs endogènes et favoriser les échanges d’expériences entre les acteurs du secteur. Les distinctions seront attribuées à des professionnels totalisant au moins dix années de pratique ou ayant contribué au développement de traitements traditionnels reconnus par les populations.
Président de l’Organisation des chercheurs et médecins holistiques (OCMH), Dr Jacques Édouard Bohono Okogo a souligné la nécessité d’une approche holistique de la santé intégrant les dimensions physique, émotionnelle, culturelle, environnementale et spirituelle du patient. Il a également insisté sur l’importance de la recherche scientifique et de la certification des médicaments traditionnels améliorés, afin de renforcer leur crédibilité et leur intégration dans les systèmes de santé.

Pour le coordonnateur national de l’OCMH-Togo, Senam Bedi-Djinekou, ces Awards constituent avant tout un cadre de reconnaissance destiné à des praticiens souvent peu valorisés, malgré leur contribution significative à la prise en charge sanitaire des populations africaines.
Les responsables du secteur ont toutefois relevé plusieurs défis persistants, notamment l’absence d’un cadre juridique adapté et la prolifération de faux praticiens, des contraintes qui freinent encore la professionnalisation et la reconnaissance institutionnelle de la médecine traditionnelle.
L’événement sera marqué par la remise de distinctions honorifiques, des animations culturelles ainsi qu’une exposition-vente de médicaments traditionnels améliorés provenant de plusieurs pays ouest-africains. Les organisateurs entendent ainsi promouvoir les ressources thérapeutiques locales et contribuer à l’émergence d’une véritable souveraineté sanitaire africaine.
Olivier A.









