Lomé, le 12 avril 2024-(©AfreePress)- Initialement prévue pour les vendredi 12 et samedi 13 avril 2024, la manifestation de l’opposition contre la nouvelle constitution togolaise s’étendra finalement jusqu’au 14 avril.
L’initiative de cette prolongation vient de la coalition ‘’Urgence Républicaine (UR) dont les premiers responsables étaient face à la presse, jeudi 11 avril 2024 à Lomé.
« Nous sommes partisans de toutes actions contre ce projet de révision constitutionnelle. C’est pourquoi d’ailleurs on se joint au mouvement Touche pas à ma Constitution pour les marches du 11 et 12 avril prochain. Au-delà de cela, nous appelons les populations à un concert de casseroles sur toute l’étendue du territoire national à partir de ce vendredi jusqu’au dimanche 14 avril 2024 afin de montrer au monde entier le rejet par le souverain peuple togolais de quelque forme d’escroquerie politique. D’autres actions concertées suivront les semaines à venir », a déclaré Thomas Kokou Nsoukpoé, porte-parole de l’UR.
Pour ce mouvement politique, la nouvelle constitution votée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 25 mars 2024, viole les articles 52, 59 et 144 de la Constitution ainsi que l’éthique républicaine. De plus, cette réforme est accusée d’être illégale, conformément à l’article 1er, alinéa c, du Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.
« Dans ce contexte, l’impératif et devoir sacré pour la Nation tout entière reste le recours à l’article 150 de la Constitution pour sauver la République du péril. Faut-il rappeler que l’article 150 de notre Constitution est le fondement de la raison d’être de l’Urgence Républicaine (UR), une entité politique légale dont les actions sont en totale conformité avec la Constitution de la République », a précisé M. Nsoukpoé.
Les premiers responsables de l’Urgence Républicaine, dont la plupart sont membres de la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK), font cette sortie médiatique quelques jours après leur libération de prison, suite à un procès remporté devant la justice. Ils avaient été arrêtés et accusés de trouble aggravé à l’ordre public alors qu’ils étaient en action de sensibilisation dans un marché de Lomé.
Anika A.









