Lomé, le 16 janvier 2026 -(©AfreePress)- À l’occasion de la 62ᵉ Conférence de Munich sur la sécurité, organisée les 12 et 13 février 2026 en Allemagne, la diplomatie togolaise a porté un plaidoyer appuyé en faveur d’un rééquilibrage stratégique entre impératifs sécuritaires et exigences de développement durable.
Représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey, le Togo a pris part aux travaux de haut niveau consacrés aux mutations géopolitiques contemporaines, à la recomposition des rapports de puissance et aux fragilités croissantes de l’architecture sécuritaire mondiale.
Dans un environnement international traversé par la résurgence des conflits régionaux, la polarisation stratégique des grandes puissances et des vulnérabilités économiques persistantes, le chef de la diplomatie togolaise a appelé à une refondation pragmatique du multilatéralisme.
Intervenant au cours de deux séquences du programme officiel, il a défendu une approche systémique articulant sécurité, croissance inclusive et consolidation institutionnelle. Selon lui, la paix durable ne peut être dissociée d’investissements structurants capables de renforcer la résilience des États face aux chocs sécuritaires, climatiques et financiers.
Le ministre a en particulier plaidé pour une réforme substantielle des mécanismes de gouvernance financière internationale. Il a souligné la nécessité d’une représentation plus équilibrée des pays africains au sein des instances décisionnelles mondiales, estimant que la stabilité internationale exige une meilleure prise en compte des réalités du Sud global.
Dans cette perspective, le Togo préconise un changement de paradigme. Il propose de substituer à une logique d’assistance conjoncturelle une dynamique d’investissement productif et durable, adossée à des partenariats public-privé renforcés et à une mobilisation accrue des banques multilatérales de développement comme leviers de transformation structurelle.
En marge des assises, plusieurs consultations bilatérales ont permis d’approfondir les discussions avec divers partenaires sur les enjeux de stabilisation régionale, de gouvernance démocratique, de coopération sécuritaire et d’action humanitaire. Ces échanges illustrent la volonté de Lomé d’inscrire son action diplomatique dans une logique d’influence constructive et de responsabilité partagée.
Par sa présence régulière à ce forum stratégique de premier plan, le Togo confirme son ambition de faire entendre une voix africaine concertée sur les grandes orientations de l’ordre international et promouvoir une vision intégrée fondée sur la prévention des conflits, le règlement pacifique des différends et l’indivisibilité entre sécurité et développement.
Albertine A.









