Lomé, le 03 mai 2026-(©AfreePress)- Les résultats préliminaires de l’étude « Fill the Nutrient Gap » (FNG), menée par le Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration avec le gouvernement togolais, ont été examinés le 30 avril 2026 à Lomé, lors d’un atelier national de validation. Cette analyse met en évidence les obstacles persistants à l’accès à une alimentation équilibrée.
Lancée en juillet 2025 avec l’appui de la coopération allemande KfW, l’étude repose sur une approche systémique intégrant la disponibilité des denrées, leur coût ainsi que le pouvoir d’achat des ménages.
Selon Dr Moïse Ballo, représentant résident du PAM au Togo, cette initiative vise à fournir une base empirique pour orienter des politiques publiques plus efficaces en matière de nutrition.
Les données présentées révèlent une situation préoccupante. Environ 23 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance, tandis que plus de 70 % sont touchés par l’anémie. Chez les femmes en âge de procréer, près d’une sur deux, est également concernée.
Les autorités sanitaires soulignent que la malnutrition constitue un frein majeur au développement socio-économique, affectant la productivité et entretenant le cycle de la pauvreté.
L’étude identifie notamment l’inaccessibilité financière d’une alimentation nutritive comme principal facteur limitant. De nombreux ménages ne disposent pas des ressources nécessaires pour se procurer un régime alimentaire adéquat.
Face à cette réalité, plusieurs pistes d’action sont proposées, dont l’adaptation des politiques alimentaires aux besoins des populations vulnérables, le renforcement des chaînes de valeur locales, la promotion de la fortification des aliments et l’extension des mécanismes de protection sociale.
L’approche FNG préconise une réponse coordonnée entre les secteurs de la santé, de l’agriculture et de la protection sociale, tout en mettant en avant des solutions structurantes telles que les cantines scolaires et la diversification agricole.
Les conclusions de cette étude devraient ainsi servir de socle à l’élaboration de politiques nutritionnelles plus ciblées, en droite ligne avec les objectifs internationaux d’éradication de la faim à l’horizon 2030.
Albertine A.









