Lomé, le 24 mars 2025-(©AfreePress)- L’exploitation illégale de l’or prend une ampleur préoccupante dans plusieurs zones minières du Togo, notamment dans la préfecture de la Binah, où l’orpaillage clandestin menace l’environnement, la sécurité et la cohésion sociale.
Le long de la rivière Koulakou-N’poukou, des habitants s’adonnent à l’extraction artisanale de l’or, une activité non réglementée qui soulève des inquiétudes majeures auprès des autorités locales. Face aux risques accrus liés à cette pratique, le préfet de la Binah, Ataba Abalounorou, a convoqué une réunion de sensibilisation et d’échanges, le mercredi 19 mars 2025 à Asséré, localité située à 10 km au nord-ouest de Pagouda.
L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser les populations riveraines aux dangers environnementaux et sécuritaires de l’orpaillage illégal et d’inciter les exploitants à se conformer aux réglementations en vigueur. « Cette séance a permis d’alerter les habitants sur les impacts négatifs de l’exploitation anarchique des ressources naturelles. Les autorités ont insisté sur la nécessité pour les orpailleurs de s’enregistrer auprès de la mairie, afin d’éviter les tensions communautaires que ces activités clandestines peuvent engendrer », rapporte l’Agence togolaise de presse (ATOP) dans un compte rendu.
En plus de la lutte contre l’exploitation illégale de l’or, le préfet Ataba Abalounorou a mis l’accent sur la nécessité de préserver les ressources naturelles à travers des actions de reboisement et de protection des cours d’eau. Il a également appelé les populations à renforcer leur collaboration avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) en signalant toute activité suspecte.
Bien que le Togo ne soit pas un grand producteur aurifère comparé à ses voisins du Ghana et ou de la Côte d’Ivoire, l’or représentait en 2013 près de 24 % des exportations minières du pays. Cette ressource précieuse suscite un intérêt croissant, mais son exploitation illégale constitue un défi majeur pour les autorités togolaises, qui doivent conjuguer préservation de l’environnement, réglementation stricte et développement économique inclusif.
Anika A.









