Lomé, le 22 mai 2026-(©AfreePress)- L’Union Musulmane du Togo (UMT) a prononcé la radiation définitive de l’Imam Moussa Salifou, jusque-là Imam principal de la Mosquée centrale de Kpalimé. La décision, rendue publique par le Bureau exécutif de l’organisation, est entrée en vigueur depuis le 20 mai 2026.
Selon les premiers responsables de l’UMT, cette mesure fait suite à une série d’actes d’insubordination reprochés au guide religieux. Le Bureau exécutif rappelle notamment que l’intéressé avait déjà fait l’objet de deux suspensions antérieures, intervenues respectivement le 21 janvier 2021 et le 9 novembre 2022.
Dans son communiqué, l’instance dirigeante de la communauté musulmane estime que ces sanctions disciplinaires n’ont pas permis de ramener l’Imam Moussa Salifou à une stricte observance des règles internes de l’organisation. L’UMT évoque également des actes jugés contraires à l’autorité de son président, El Hadj Inoussa Bouraïma.
L’organisation indique par ailleurs que les faits survenus le vendredi 15 mai dernier auraient constitué l’acte d‘« insubordination de trop », conduisant à une décision définitive pour « fautes graves ayant entraîné des troubles à l’ordre public » au sein de la Grande Mosquée centrale de Kpalimé.
« Vous êtes définitivement radié du groupe des Imams du Togo. En conséquence, vous cessez d’être Imam principal de Kpalimé à compter du samedi 16 mai 2026. Cette décision est irrévocable », précise la note du Bureau exécutif de l’UMT.
Depuis le 21 mai, la Grande Mosquée centrale de Kpalimé demeure fermée et placée sous surveillance des forces de sécurité. Des éléments en uniforme sont visibles aux abords du site, tandis que plusieurs véhicules de sécurité sont stationnés à l’intérieur de l’enceinte, dans un contexte marqué par des tensions perceptibles autour de cette décision.
Sur place, certains riverains interrogés par AfreePress estiment que la sanction infligée à l’Imam Moussa Salifou serait particulièrement sévère. Quelques habitants évoquent un simple désaccord interne qui, selon eux, aurait pu être résolu autrement.
D’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un acharnement contre le désormais ex-Imam principal de Kpalimé, tout en s’interrogeant sur les véritables griefs retenus contre lui.
Le reporter d’AfreePress dépêché sur les lieux n’a cependant pas pu obtenir davantage d’informations auprès des premiers responsables de la mosquée et des forces de l’ordre présents sur les lieux. Interrogé sur la situation, un agent en faction, a indiqué ne pas être habilité à communiquer, invitant plutôt le journaliste à se rapprocher du commissaire en charge du dispositif.
Par René WEMENE (©AfreePress)









