Lomé, le 9 mai 2024-(©AfreePress)-Réunies en conférence de presse, mardi 8 mai 2024 à Lomé, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et l’Urgence Républicaine (UR) se sont prononcées sur les résultats provisoires des élections législatives et régionales ainsi que sur la promulgation de la nouvelle constitution par le Chef de l’État. Dans une déclaration commune, les deux organisations ont qualifié le double scrutin du 29 avril 2024 de « mascarade électorale » et exprimé leur regret pour la participation de certains partis politiques de l’opposition à ces élections.
« À ces élections, plusieurs leaders politiques de l’opposition ont pris part en pensant que le diable s’était converti en valeurs et en vertus. Depuis 2021, la DMK et les compatriotes au Togo, dans la diaspora et l’ensemble du peuple togolais ont découvert que le régime UNIR ne mérite plus d’organiser une quelconque élection à laquelle nous participerions sans les exigences portées par le camp gagnant, c’est-à-dire la DMK », ont indiqué les premiers responsables de ce regroupement de partis politiques.
Pour la DMK et l’UR, les résultats attribués à l’opposition à l’issue de ces deux élections constituent une humiliation nationale.
« Ce n’est pas le lieu de clamer la victoire d’un camp sur un autre. Tout simplement, ce qui s’est passé le 29 avril 2024 était une pagaille et une provocation organisée au sommet de la république et une comédie au niveau de l’opposition… C’est ici le lieu de rappeler à tous les leaders que le temps est venu d’écouter la voix du peuple, exprimée clairement le 29 avril 2024 par le boycott massif manifeste. Plus de 85 % sont restés à la maison le jour du vote. Un message très puissant à l’endroit de Faure Essozimna Gnassingbé et des opposants », ont poursuivi la DMK et l’UR.
De plus, les deux organisations ont une fois de plus dénoncé le changement de la constitution togolaise et invitent la classe politique et la société civile dans son ensemble à se rallier à elle pour faire échec à cette nouvelle constitution. La DMK et l’Urgence Républicaine estiment que cette modification de la constitution promulguée est un acte anticonstitutionnel qui viole la Constitution du 14 octobre 1992 ainsi que le droit international, notamment les articles 1 et 2 des Sections I et II du Protocole A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, additionnel au Protocole relatif au mécanisme de prévention, de règlement et de gestion des conflits, tout comme l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de l’Union Africaine (UA).
« Le Souverain Peuple togolais n’acceptera plus jamais cette énième contorsion et forfaiture, quel que soit le prix à payer. Cette forfaiture est une bombe à retardement dont l’explosion inévitable aura des conséquences dramatiques qui risquent de nous toucher tous », a indiqué Paul Missiagbeto, Coordinateur de la DMK, tout en invitant le Chef de l’État à revenir sur sa décision.
Raphaël A.









