Dapaong, le 21 juillet 2025 -(©AfreePress)- Face à la montée de la désinformation, des discours haineux et de la radicalisation sur les réseaux sociaux, 48 femmes leaders communautaires issues des 16 communes de la région des Savanes ont entamé, lundi 21 juillet, une session de formation intensive à Dapaong (600 km au nord de Lomé).
Cette initiative portée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en partenariat avec le Réseau Femmes et Développement des Savanes (REFED), vise à renforcer les capacités des femmes sur les outils de communication digitale afin de lutter contre les manipulations de l’information et promouvoir des messages alternatifs en faveur de la paix, de l’unité et de la cohésion sociale.
Pendant trois jours, les participantes seront outillées sur comment concevoir et diffuser des contre-discours efficaces, adaptés aux réalités culturelles et linguistiques de leurs communautés. L’initiative prévoit également la diffusion de messages radiophoniques et de contenus sur les radios communautaires locales pour ancrer durablement l’impact du programme.
« Souvenons-nous que la vérité est un bien commun. En tant que citoyennes, nous avons le devoir de protéger cet héritage. Ensemble, nous pouvons bâtir un monde où l’information éclaire au lieu d’induire en erreur », a indiqué Kabissa Lamboni Confort, coordinatrice du REFED.
De son côté, Djaho Mandela, qui représentait la Représentante résidente du PNUD au Togo à cette cérémonie, a insisté sur la dimension préventive de cette action. « À travers vos voix, vos réseaux et vos engagements, vous deviendrez des remparts contre les discours de haine, de division et d’extrémisme violent », a-t-il dit à l’endroit des participantes.
Il a également encouragé ces dernières à produire des contenus numériques positifs, porteurs de résilience, de dialogue et de compréhension mutuelle.

Présent à la cérémonie d’ouverture, Sambe Labante, représentant du Gouverneur de la région des Savanes, a salué cette action jugée stratégique pour la stabilité régionale. Il a exhorté les bénéficiaires à s’approprier pleinement la formation et à restituer les acquis au sein de leurs communautés respectives.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints des acteurs locaux et internationaux pour faire des femmes, des piliers de la prévention de l’extrémisme et des ambassadrices de la cohésion sociale dans les zones vulnérables.
Diblo TAKINI-correspondant AfreePress- Région des Savanes









