Lomé, le 21 janvier 2025–(©AfreePress)- La Cour constitutionnelle a dévoilé, lundi 20 janvier 2025, la liste définitive des candidatures validées pour les élections sénatoriales prévues le 15 février 2025. Cette échéance électorale, la première du genre au Togo, constitue une étape clé dans le renforcement du régime parlementaire et la structuration institutionnelle du pays.
Parmi les 88 dossiers initialement transmis à la Cour par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), l’un avait été rejeté pour vice de forme, en raison de l’absence de l’original du certificat de résidence du suppléant. Ce rejet concernait la candidature d’Azianfon Ayaovi, membre du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), dans la circonscription électorale de Yoto.
Toutefois, à la suite d’un recours introduit par le candidat, la Cour constitutionnelle a réexaminé le dossier et décidé de sa validation. Cette décision marque une victoire juridique significative pour le CAR, affirmant ainsi le droit des candidats à un traitement équitable et à la pleine considération de leur dossier.
Au final, 89 candidatures ont été retenues : 78 issues de partis politiques et 11 présentées par des candidats indépendants.
Les élections sénatoriales du 15 février 2025 inaugurent une nouvelle ère institutionnelle au Togo. Sur les 61 sièges à pourvoir, 41 seront attribués par un suffrage universel indirect, impliquant les conseillers municipaux et régionaux, tandis que les 20 autres seront désignés par le président du Conseil.
Ce système électoral hybride souligne l’importance stratégique du Sénat dans la gouvernance nationale, notamment en lui conférant des prérogatives majeures telles que l’élection du président de la République et du président du Conseil.
Ce premier scrutin sénatorial représente un tournant historique pour le Togo, en renforçant les fondements démocratiques et en offrant un cadre institutionnel consolidé. La validation in extremis de la candidature d’Azianfon Ayaovi incarne, par ailleurs, le rôle clé des institutions juridictionnelles dans le processus électoral.
Avec 89 candidats en lice et un scrutin qui s’annonce hautement compétitif, tous les regards sont désormais tournés vers le 15 février 2025, une date qui marquera une étape décisive dans l’histoire politique togolaise.
Anika A.









