Lomé, le 09 février 2026 -(©AfreePress)- Les forces de l’ordre sénégalaises ont porté un coup d’arrêt déterminant à un réseau criminel international spécialisé dans la pédocriminalité, l’exploitation sexuelle de mineurs et la production de contenus illicites, en procédant à l’arrestation de quatorze individus et à leur présentation devant le parquet du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar.
Cette opération, menée dans le cadre d’une coopération judiciaire étroite entre le Sénégal et la France, met en lumière l’ampleur d’une criminalité organisée aux ramifications transfrontalières.
D’après les éléments de l’enquête, la Division des Investigations Criminelles (DIC) a démantelé un groupe criminel actif depuis 2017, opérant entre le Sénégal et la France. Les quatorze personnes déférées — tous de nationalité sénégalaise — sont poursuivies pour des infractions d’une extrême gravité, notamment pédophilie en bande organisée, proxénétisme, viols sur mineurs de moins de quinze ans, actes contre nature et transmission volontaire du VIH/Sida.
Les investigations ont révélé l’existence d’un système d’exploitation organisé au sein duquel de jeunes garçons étaient soumis à des actes sexuels non protégés et filmés, plusieurs fois en présence d’adultes séropositifs. Ce mode opératoire, qualifié par les enquêteurs de « formation au sexe », visait à transformer ces enfants en « objets sexuels » et à produire des contenus exploitables à des fins criminelles.
Au cœur de ce réseau, se trouverait un ressortissant français, identifié comme principal instigateur et déjà arrêté en avril 2025 à Beauvais (France), dans le cadre d’une enquête parallèle sur des faits similaires. Les enquêteurs sénégalais indiquent que plusieurs membres du réseau ont agi sur instruction de ce Français, en échange de transferts d’argent réguliers. Cette dimension transfrontalière explique l’implication directe de la justice française à travers une commission rogatoire internationale et la présence à Dakar d’une délégation judiciaire composée de juges, greffiers et officiers de police.
Les opérations de police ont donné lieu à des perquisitions simultanées dans plusieurs localités, notamment dans des quartiers de Dakar (tels que Les Almadies, Ouakam, Tivaouane Peulh) ainsi que dans la ville de Kaolack, située à environ 200 kilomètres au sud-est de la capitale. Ces interventions ont permis la saisie d’éléments matériels susceptibles d’être liés aux agissements reprochés, tout en conduisant à l’interpellation de complices supplémentaires.
Les autorités sénégalaises ont souligné que ces crimes ne relèvent pas seulement de l’ordre pénal, mais constituent également une menace pour la santé publique et les droits fondamentaux des enfants. Ils rappellent les lourdes conséquences physiques et psychologiques de telles pratiques sur les victimes et ont réaffirmé leur détermination à poursuivre toute forme de criminalité organisée, particulièrement celle visant les populations vulnérables.
Dans ce contexte, les services de police ont encouragé les citoyens à signaler toute information utile via un numéro vert dédié, afin de renforcer la surveillance et la prévention de tels réseaux.
Parallèlement, Pape Cheikh Diallo, célèbre journaliste et présentateur de l’émission Quartier Général, a été également interpellé. L’animateur de la TFM serait impliqué dans ce vaste réseau de présumés homosexuels. De son vrai nom Cheikh Ahmadou Tidiane Diallo, âgé de 44 ans, l’animateur a été dénoncé par le banquier Doudou Lamine Dieng après l’arrestation de ce dernier. Celui-ci a confié aux enquêteurs qu’il vivait en couple avec l’animateur incriminé. Lors de son interrogatoire, Pape Cheikh Diallo aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Olivier ADJA avec AFP et L-frii









