Lomé, le 13 mars 2024-(©AfreePress)- Les premiers responsables de la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie (FIDEMO) ont rencontré les acteurs de la société civile togolaise. C’était, mardi 12 mars 2024, au cours d’une conférence de presse à Lomé. Cette sortie médiatique a permis à l’organisation panafricaine de partager officiellement avec les parties prenantes ses aspirations.
La mission première de la FIDEMO est de contribuer à la démocratisation du savoir. En partenariat avec INADES-Formation et le CDP Togo-France, l’organisation va accompagner la société civile à développer des réflexions sur la démocratie endogène.
Démocratie endogène : ce qu’il faut comprendre
Selon Dr. Jean-Marc Segoun, Directeur des Opérations et Programmes, la FIDEMO a manifesté sa volonté de s’ouvrir à des acteurs au profil varié. Il a pour l’occasion présenté les programmes de la fondation, sa méthodologie, son champ d’action et ses défis.
« Nous attendons de cette société civile, de la collaboration et de la mise en place des projets de co-construction », a-t-il expliqué. Ceci se fera autour de la thématique relative à la démocratie endogène. Il s’agit d’une démocratie locale, qui puise ses sources dans le savoir ancestral et la cosmogonie africaine.
« L’idée, c’est de retourner aux sources afin de voir comment nous pouvons alimenter nos sociétés dites modernes. La finalité est de créer des espaces de vie, des espaces de liens, des espaces de communauté ou encore de tolérance », a précisé le Dr. Jean-Marc Segoun.
Définir des solutions appropriées aux problématiques
Pour le Secrétaire Général de INADES-Formation, Sena Adessou, l’approche innovante de la FIDEMO va permettre de réfléchir à des enjeux qui minent vraiment la société. Le but étant de définir des solutions qui semblent appropriées afin de répondre à toutes les problématiques évoquées.
« Nous pensons que la démocratie n’est pas un concept nouveau. C’est un modèle de vie, un ensemble d’institutions qu’on met en place pour fonctionner parce qu’on a jugé pertinent de le faire pour répondre à des problèmes », a-t-il souligné.
Aujourd’hui, poursuit-il, quand on analyse la notion des démocraties, on se rend compte qu’elle reste figée alors qu’elle doit être dynamique. « C’est le caractère dynamique qu’on veut imprimer à ce concept. On a l’air de nourrir ce qui se fait déjà au niveau de nos terroirs, en milieu rural, pour exhumer des expériences qui nous semblent assez porteuses ».
Pour rappel, l’organisation panafricaine FIDEMO s’active au quotidien pour nourrir la pensée sur la démocratie et accompagner les réseaux porteurs d’initiatives originales dans le domaine de l’innovation au service de la démocratie en Afrique.
Christelle Agnindom









