©AfreePress-(Lomé, le 08 septembre 2023)-Interdire la publicité sur l’alcool sous toutes ses formes et ceci, sur l’étendue du territoire national, accentuer l’application des mesures visant l’interdiction de l’installation des débits de boissons aux alentours des écoles, mettre à contribution la police afin de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires afin de dissuader les dealers, accélérer le projet de construction de clôture des établissements scolaires, promouvoir à compter des vacances prochaines des stages bénévoles au profit des jeunes…
Ce sont là quelques mesures et recommandations ‘’urgentes’’ contenues dans un rapport du Comité de réflexion sur la stratégie intégrée de lutte contre la drogue et les substances psychoactives chez les jeunes du Togo.
Le résumé dudit rapport a fait l’objet d’un atelier de vulgarisation tenu, jeudi 7 septembre 2023 à Lomé, en présence des premiers responsables du ministère du Développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et des représentants des autorités locales, des associations et ONG et de la société civile
Les principaux résultats issus des travaux de ce comité, selon son Secrétaire permanent, le Colonel Amayi Kossi Baoumodom, vont dans le sens de l’évaluation rapide de la situation générale en vue de cerner l’ampleur du phénomène de la consommation de substances psychotropes dans les écoles pour une meilleure riposte, de renforcement de la coordination de la lutte contre la drogue et de la mise en place de programmes d’éducation et de prévention basés sur des données probantes, ciblant les jeunes, les familles et les communautés.
« À l’issue de cet état des lieux, le comité propose des actions visant la population en général, des actions visant le milieu scolaire et la formation professionnelle, ainsi que des actions visant les jeunes extrascolaires. Quelques-unes de ces actions consistent également à censurer la publicité sur le « binge drinking » sur les réseaux sociaux, à mettre à contribution la police afin de renforcer la sécurité autour des établissements scolaires pour dissuader les dealers, à assainir l’environnement scolaire en mettant en place des équipes dirigeantes pour l’action de prévention, à développer des programmes d’acquisition des compétences parentales, à mobiliser les collectivités locales en vue de soutenir les actions des coalitions communautaires anti-drogue, et à créer des conditions environnementales propices pour faciliter l’épanouissement d’occupations saines pour les jeunes, surtout pendant les congés et les grandes vacances », a-t-il martelé.
Le ministère du Développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes compte traduire ces recommandations en un plan d’action opérationnelle en vue de l’atteinte des objectifs visés.
« Ce plan d’action sera adressé à chaque acteur impliqué dans cette lutte, notamment les départements ministériels, les acteurs communautaires, la société civile, ceci afin que chacun puisse jouer sa partition (…) La jeunesse de notre pays est une précieuse richesse. C’est pourquoi nous devons tous apporter notre contribution pour endiguer cette situation de plus en plus préoccupante », a indiqué le Directeur de l’emploi des jeunes, Arime ANALA.
ANIKA A.









