Lomé, le 29 juillet 2025 -(©AfreePress)- La présidente du parlement de la CEDEAO, Hadja Mémounatou Ibrahima, prend part depuis le 28 juillet à Genève au 15ᵉ Sommet des présidentes de parlements, organisé par l’Union interparlementaire (UIP) en partenariat avec le Parlement suisse. La rencontre se tient au siège de l’Organisation internationale du travail, précédant la 6ᵉ Conférence mondiale des présidents de parlement du 29 au 31 juillet 2025, a-t-elle indiqué sur son compte X.
Cet événement constitue une plateforme prestigieuse pour valoriser le leadership des femmes à la tête des institutions parlementaires et leur contribution essentielle à l’élaboration d’une paix inclusive et pérenne.
Les présidentes de parlement réunies échangent sur la mise en œuvre du programme « Femmes, Paix et Sécurité » (FPS), lancé avec l’adoption de la résolution 1325 par le Conseil de sécurité de l’ONU le 31 octobre 2000.
Ce quinquennat marque le 25ᵉ anniversaire de ce programme, l’un des jalons majeurs de l’agenda international en faveur de la paix et des genres.
Au menu des travaux, le bilan des progrès réalisés dans les domaines de la participation, de la prévention, de la protection et du relèvement post-conflit – axes clé du FPS-. Les participantes vont également identifier les obstacles persistants à l’effectivité de l’égalité de genre.
Malgré les avancées, la représentation des femmes dans les processus de paix reste faible. En 2023, seules 10 % des négociateurs et 2 % des médiateurs étaient des femmes, et moins de 30 % de femmes participent aux panels de médiation de haut niveau sur le continent africain. Toutefois, l’adoption des plans d’action nationaux (PAN) progresse significativement . À ce jour, 110 États ont mis en place un PAN, contre seulement 19 en 2010.
Le Secrétaire général de l’ONU appelle à des engagements financiers concrets à travers la campagne « Invest‑in‑Women », visant à mobiliser 300 millions de dollars d’ici fin 2025 pour accélérer la mise en œuvre du FPS.
Dans ce contexte, le Sommet des présidentes vise à définir une feuille de route parlementaire indiquant comment amplifier l’action des femmes dans les processus décisionnels en matière de paix, justice et développement.
Les travaux vont acheminer vers des engagements mesurables, riches en indicateurs de suivi, pour faire progresser l’agenda FPS à l’échelle mondiale et locale — avec une attention particulière portée aux régions vulnérables comme le Sahel ou l’Afrique Centrale.
Selon les participantes, la paix véritable ne saurait être instaurée sans la pleine participation des femmes et des jeunes, appuyée par des structures législatives robustes, des quotas effectifs et des financements adéquats.
Albertine A.









