Lomé, le 29 avril 2026-(©AfreePress)- Le secteur du transport routier togolais amorce une mutation significative avec l’intégration progressive des femmes dans la conduite de poids lourds. Portée par le Projet Corridor Économique Lomé-Ouagadougou-Niamey, cette initiative novatrice vise à briser les barrières de genre et à élargir les opportunités professionnelles dans un domaine historiquement masculin.

Dans le cadre d’une visite de presse organisée le 28 avril, les médias ont pu constater de visu le démarrage effectif de la session de formation certifiante conduisant à l’obtention du Certificat de Conductrice Professionnelle. Financé à hauteur de 120 millions de dollars par la Banque mondiale, le projet allie développement des infrastructures régionales et inclusion socio-économique, avec une attention particulière portée à l’employabilité des femmes.
Sélectionnées parmi un large vivier de candidates, 40 femmes composent la première cohorte d’un programme qui ambitionne d’en former 240 en 2026. Sur une durée de trois mois, elles suivent un cursus intensif combinant apprentissages théoriques, conduite pratique et modules techniques, incluant la sécurité routière, la mécanique et la gestion de la fatigue. Les premiers témoignages traduisent une montée en compétence notable et un gain significatif en confiance.

Au-delà de la formation technique, cette initiative s’impose comme un levier d’autonomisation et de transformation sociale. En investissant un secteur jusque-là réservé aux hommes, ces nouvelles conductrices participent à redéfinir les normes et à promouvoir une économie plus inclusive. À terme, le Projet Corridor Économique Lomé-Ouagadougou-Niamey pourrait servir de modèle dans la sous-région, en conciliant performance économique et égalité des chances.
Albertine A.









