Lomé, le 20 janvier 2026-(©AfreePress)- L’Alliance nationale pour le changement (ANC) a annoncé, dans un communiqué rendu public le 19 février 2026, qu’elle n’a pas pris part à la réunion du Cadre de concertation entre acteurs politiques convoquée pour le jeudi 19 février 2026.
Selon le parti, l’information relative à cette rencontre lui a été transmise la veille, aux environs de 15h30, par le directeur des Affaires politiques du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières. L’ANC déplore le caractère « cavalier » de cette invitation et estime que les conditions d’un dialogue sérieux n’étaient pas réunies.
La formation politique indique que l’invitation, formulée verbalement et dans la précipitation, ne comportait aucun ordre du jour détaillé. Cette absence d’éléments substantiels, soutient-elle, ne permettait ni d’apprécier la portée réelle de la rencontre ni d’en évaluer la pertinence.
L’ANC affirme, par ailleurs, qu’elle ne saurait cautionner ce qu’elle qualifie de « nouveaux simulacres de dialogue », comparables à ceux qui, selon elle, ont contribué à perpétuer le statu quo politique et la confiscation du pouvoir par le système RPT/UNIR. Le parti réitère sa décision de ne plus participer à des discussions qu’il juge dénuées de sincérité et d’efficacité.
Pour l’ANC, tout processus de concertation digne de ce nom doit s’inscrire dans une dynamique de refondation institutionnelle. Le parti énumère plusieurs préalables, parmi lesquels la réforme en profondeur de la République, la fin de l’institutionnalisation de la violence politique et de l’arbitraire, l’arrêt de la fraude électorale, la lutte contre l’impunité –notamment depuis l’assassinat du président Sylvanus Olympio– ainsi que la fin de la confiscation du pouvoir d’État par l’armée depuis 1963 et de ce qu’il qualifie de « dictature des Gnassingbé ».
L’ANC rappelle qu’un véritable dialogue ne saurait être imposé unilatéralement. Sa préparation, insiste-t-elle, doit être consensuelle, inclusive et crédible. Le parti réaffirme son attachement à un dialogue national sincère, orienté vers des réformes profondes et irréversibles, susceptibles d’ouvrir la voie à l’alternance démocratique et à la réconciliation nationale.
Albertine A.









