Lomé, le 13 octobre 2025 –(©AfreePress)– C’est une véritable révolution silencieuse qui s’opère à travers le Togo. Celle de l’eau potable. Partout dans le pays, les robinets jaillissent, les forages se multiplient et les stations de traitement se modernisent. Résultat, des millions de Togolais, autrefois contraints de parcourir des kilomètres pour puiser une eau souvent douteuse, découvrent enfin le confort d’une ressource vitale accessible, propre et continue.
Pendant de longues années, le manque d’eau potable a rythmé le quotidien de nombreuses localités rurales. Des femmes, chargées de bidons, arpentaient les pistes poussiéreuses à la recherche de points d’eau insalubres. Cette image tend désormais à appartenir au passé.
Une politique ambitieuse au service du bien-être
Face à ce défi, le gouvernement togolais a engagé une stratégie volontariste d’investissement dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. L’objectif étant de rendre l’eau potable accessible à tous les citoyens, où qu’ils se trouvent sur le territoire.
À travers la réhabilitation des anciens réseaux, la construction de nouveaux forages et la mise en place de systèmes modernes de distribution, le pays enregistre des progrès spectaculaires. De nombreuses zones autrefois marginalisées bénéficient aujourd’hui d’une eau propre et constante, améliorant la santé publique et la qualité de vie des habitants.
Des résultats concrets et mesurables
Selon les dernières statistiques officielles, le taux d’accès à l’eau potable au Togo a atteint 86 % en 2024, soit une hausse de 26 points depuis 2020. Une avancée remarquable qui traduit les effets tangibles des projets structurants mis en œuvre avec le concours de partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, l’AFD, la BOAD et la BAD.
L’objectif fixé par les autorités reste ambitieux. Atteindre 100 % d’accès d’ici à 2030. Une perspective désormais jugée réaliste, compte tenu du rythme soutenu des travaux engagés.
Des projets structurants à fort impact
Parmi les initiatives phares, le Projet d’amélioration de la sécurité hydrique en milieu urbain (PASH-MUT) se distingue par son ampleur. Financé à hauteur de 46 milliards de francs CFA sur six ans, il vise à renforcer l’accès à l’eau potable dans le Grand Lomé, tout en améliorant la qualité du service et la durabilité des ressources hydriques.
D’autres programmes, tels que le Plan national de dotation en eau potable et le Plan directeur de l’eau pour le Grand Lomé, accompagnent ces efforts pour offrir une couverture optimale à l’échelle nationale.
Des effets bénéfiques sur la santé et l’économie
Les retombées de ces progrès se font déjà sentir. Les maladies hydriques reculent, les conditions d’hygiène s’améliorent, et les femmes et enfants, libérés de la corvée quotidienne de l’eau, peuvent désormais se consacrer à des activités plus productives ou scolaires.
Au-delà de la santé publique, l’eau devient un levier de développement. Elle soutient la productivité agricole, attire les investissements, et renforce la cohésion sociale dans les communautés bénéficiaires.
L’eau, symbole de vie, est en train de devenir aussi un symbole de progrès au Togo.
Une promesse pour demain
L’histoire de l’eau au Togo est celle d’une transformation nationale. D’un pays autrefois en quête de sources, le Togo s’affirme aujourd’hui comme un modèle de résilience et de gouvernance hydrique en Afrique de l’Ouest.
La promesse de l’accès universel à l’eau potable, jadis un rêve lointain, se dessine désormais comme une réalité à portée de main.
Olivier A.









