Lomé, le 15 juillet 2025 – (©AfreePress)-Dans le cadre de la célébration en différé du Mois de la Parentalité, le Ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, en collaboration avec l’UNICEF, a organisé le 12 juillet dernier, une projection du documentaire : « Être Parents » à Canal Olympia à Lomé.
L’événement a rassemblé environ 300 participants autour d’une réflexion collective sur les pratiques parentales bienveillantes au Togo.
Ce film, fruit d’une production originale de l’UNICEF, donne la parole à des familles togolaises confrontées aux défis quotidiens de la parentalité. Il s’inscrit dans le cadre du Programme National de Parentalité Positive (PN2P 2024-2028), qui promeut une éducation sans violence, fondée sur l’écoute, la compréhension et le respect des enfants.
Interpellé par une question de la jeune tiktokeuse Tossou Merveille Rachel, alias Totovi la Bosse, connue pour sa verve et sa maîtrise du français, Kondoh Kandelé, Directeur général de la Protection de l’enfance, a livré une réponse empreinte d’empathie. « Si un enfant exprime des choix qui me dérangent, ma première attitude sera de chercher à comprendre avec lui. C’est dans le dialogue que je peux l’aider à mûrir ses décisions. Je ne réagirai pas dans l’immédiat avec hostilité, car en comprenant ses choix, je peux ensuite partager mon expérience de parent et l’éclairer », a-t-il répondu.
« Par parentalité positive, on n’insinue pas que les parents sont négatifs. Il s’agit plutôt de promouvoir des méthodes éducatives qui permettent aux enfants de se développer dans un climat d’amour, de communication et de respect. Bannir les châtiments corporels et dialoguer avec l’enfant sont des clés essentielles », a laissé entendre pour sa part, Mme Erinna Dia, Représentante résidente de l’UNICEF au Togo, ajoutant que cette initiative est une invitation à repenser les pratiques éducatives.
Elle a rappelé que le Mois de la Parentalité concerne tous les acteurs autour de l’enfant à savoir les pères, mères, proches, mais aussi les éducateurs et institutions. Être un bon parent, a-t-elle insisté, n’est pas un engagement limité à un seul mois.
De son côté, Mme Tiadema-Patassé Mazalo, cadre au ministère de l’Action sociale, a présenté les principaux enseignements du film, centré sur quatre portraits de parents. Il est question, a-t-elle indiqué, d’une famille vivant avec un enfant autiste, accompagnée avec courage et résilience, d’une mère veuve, restée seule pour élever ses deux filles et d’une jeune femme obligée d’assumer seule ses responsabilités parentales, malgré les espoirs placés en sa propre mère.
Ces récits, riches en émotions, mettent en lumière les limites du soutien familial traditionnel et la nécessité d’outils modernes pour accompagner les parents.

« Ce documentaire illustre les tensions entre responsabilités éducatives, devoirs professionnels et charge émotionnelle. La parentalité positive offre une alternative apaisée, centrée sur l’intérêt supérieur de l’enfant », a souligné Mme Tiadema.
Le Programme National de Parentalité Positive, lancé en 2024, a déjà permis de former plusieurs acteurs institutionnels. L’objectif à moyen terme est de toucher plus de 136 000 parents sur l’ensemble du territoire national.
Au-delà d’un simple événement culturel, cette projection s’est imposée comme un véritable acte de plaidoyer pour une parentalité consciente, responsable et inclusive. Le message est clair : bâtir une société harmonieuse commence par éduquer avec bienveillance.
Olivier A.









