Lomé, le 1er juin 2025 –(©AfreePress)- Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière (MATDCC) poursuit sa mission de renforcement des capacités des chefs traditionnels à travers le pays.
Après les régions des Savanes et de la Kara, c’est dans les régions Centrale et Plateaux que l’équipe du ministère, conduite par la Direction de la chefferie traditionnelle, poursuit sa tournée du 26 au 31 mai 2025. L’objectif est de promouvoir la cohésion sociale, prévenir l’extrémisme violent et encourager une gestion pacifique de la transhumance.
Cette initiative, impulsée par le ministre Awaté Hodabalo, vise à outiller les garants des us et coutumes sur leur rôle stratégique dans la consolidation de la paix, la stabilité et le vivre-ensemble, en droite ligne avec la vision du président du Conseil de la République Togolaise, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé.
Après les étapes de Sokodé, Sotouboua, Atakpamé et Amlamé, la mission a pris fin à Kpalimé, samedi 31 mai, au cours d’une rencontre regroupant les chefs traditionnels des préfectures de Kloto, Agou et Kpélé. Ces ateliers ont été animés par des experts autour de deux communications clés : « La prévention de l’extrémisme violent au Togo » par M. Guenkou Messanh Geoffroy et « La gestion pacifique de la transhumance » par Dr Tona Kwassi.
Le directeur de la Chefferie traditionnelle, le Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Vondoly Kodjo, a souligné l’importance de cette démarche. « Les chefs traditionnels sont les piliers de nos communautés. Leur rôle est essentiel dans la prévention des conflits et la consolidation de la cohésion sociale. Ces sessions visent à leur donner les outils nécessaires pour affronter les défis contemporains », a-t-il laissé entendre.

À Amlamé, le gouverneur de la région des Plateaux, le général de brigade Dadja Maganawé, a insisté sur l’obligation morale et civique des chefs traditionnels à préserver l’unité nationale. « Nul n’a droit à l’erreur dans la préservation de la paix et de la cohésion. C’est une question d’intérêt national », a-t-il souligné.
Même message du côté du préfet d’Atakpamé, Ekpe Kodjo Noël, et de ses homologues de la région Centrale. Tous ont exprimé leur reconnaissance envers les plus hautes autorités pour avoir placé les gardiens de la tradition au cœur de la stratégie nationale de préservation de la paix.
Soutenue par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette mission s’inscrit dans la phase 2 du Programme d’appui à la prévention de l’extrémisme violent et à la gestion des conflits dans les zones frontalières du Bénin, du Burkina Faso et du Togo (PEV-BBT).
A cette occasion, Ankou Déborah, assistante au programme OIM, a salué la synergie d’action entre les autorités togolaises et les partenaires. « Cette mission s’appuie sur la mobilisation communautaire et le renforcement des autorités locales pour créer des cadres de dialogue inclusifs ».
La rencontre de Kpalimé a été marquée par la présence du préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, de ses collègues d’Agou et de Kpélé, et du président du conseil des chefs traditionnels de Kloto, Togbui Adjakokou Kossi Kuma Dzédo V.
À l’issue de ce périple, le MATDCC réaffirme sa volonté de faire des chefs traditionnels des acteurs incontournables du développement, de la paix et de la sécurité au Togo.
Olivier A.









