Lomé, le 29 octobre 2026-(©AfreePress)- Le Togo et la Russie franchissent une nouvelle étape dans leur coopération maritime. Les deux pays ont conclu un accord de reconnaissance mutuelle des brevets et certificats d’aptitude des membres d’équipage des navires de mer, ouvrant la voie à des procédures plus fluides pour la validation des qualifications professionnelles des marins.
Signé entre le ministère délégué chargé de l’Économie maritime du Togo et le ministère russe des Transports, le texte établit un cadre commun pour la reconnaissance des titres délivrés dans chacun des deux pays. Il s’inscrit dans le prolongement de la Convention internationale STCW de 1978, qui fixe les normes de formation, de certification et de veille applicables aux gens de mer.

Des procédures de vérification encadrées
L’accord prévoit la délivrance de visas attestant la reconnaissance des brevets par l’autre partie. Cette reconnaissance demeure conditionnée au respect des exigences de l’Organisation maritime internationale (OMI), notamment à la confirmation que les États concernés appliquent les dispositions pertinentes de la Convention STCW.
Le dispositif met également l’accent sur la fiabilité des documents professionnels. Les autorités togolaises et russes devront répondre aux demandes de vérification de l’authenticité et de la validité des brevets dans un délai de sept jours ouvrables, par courrier électronique. Des registres électroniques permettront, en outre, de consulter les informations relatives aux titres et aux visas délivrés.

Un levier pour les professionnels du secteur
En instituant ces mécanismes, Lomé et Moscou entendent simplifier les démarches administratives liées à la reconnaissance des qualifications maritimes. Pour les marins concernés, cette évolution pourrait faciliter la constitution des dossiers nécessaires à l’embarquement et réduire les délais de vérification des documents.

La portée concrète de l’accord dépendra toutefois de son application et des besoins des armateurs en personnel qualifié. La reconnaissance d’un brevet ne vaut ni promesse d’embauche ni garantie automatique d’accès à un poste à bord d’un navire.
Pour le Togo, dont le port de Lomé constitue une plateforme majeure des échanges maritimes régionaux, ce rapprochement avec la Russie ajoute un nouvel instrument à la coopération bilatérale. Il met en lumière un enjeu essentiel du transport maritime international : faire reconnaître les compétences des équipages tout en préservant les exigences de sécurité et de conformité réglementaire.
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