Lomé, le 31 juillet 2025-(©AfreePress)- L’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) a officiellement lancé les préparatifs de son 23e Congrès international, événement phare qui se tiendra du 9 au 13 février 2026 dans la capitale camerounaise.
La cérémonie d’ouverture, organisée mercredi 30 juillet 2025 au Palais des Congrès de Yaoundé, s’est déroulée sous le patronage du Ministère de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun, Gaston Eloundou Essomba en présence d’éminentes personnalités nationales et internationales, ainsi que des partenaires et représentants du secteur privé, de la société civile et des médias.
Un lancement historique pour l’Afrique
Ce rassemblement de haut niveau symbolise l’engagement du continent à assurer un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement, enjeux cruciaux pour le développement durable. La cérémonie a permis d’éclairer les grandes lignes du prochain Congrès de l’AAEA, illustrant ses ambitions, ses thèmes majeurs, ses opportunités de partenariat et ses enjeux pour le Cameroun et l’Afrique tout entière.
Une participation massive et des enjeux déterminants
Le 23e Congrès réunira plusieurs centaines d’acteurs du secteur, venus d’Afrique et d’ailleurs, autour des innovations, des défis majeurs et des bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau. La plateforme sera un espace d’échanges, de réseautage et de réflexion stratégique pour une meilleure appropriation des solutions durables, ont avancé les premiers responsables de l’AAEA au cours de cette cérémonie de lancement.

Une délégation stratégique reçue par le Ministre
Avant la cérémonie de lancement, une délégation de l’AAEA, conduite par son Président, Dr Blaise Moussa et Directeur Général de la CAMWATER, a été reçue en audience par Gaston Eloundou Essomba. A cette occasion, Dr Moussa a exprimé sa gratitude au gouvernement camerounais pour le soutien, soulignant la fierté du pays d’accueillir cet événement continental. Il a rappelé que le Congrès réunira plus de 3 000 professionnels, décideurs, chercheurs et partenaires, pour débattre des solutions innovantes à l’instar des défis liés à l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.
Le Ministre a de son côté, salué cette initiative, insistant sur la dimension essentielle du dialogue et de la coopération entre pays africains, face aux défis climatiques et aux inégalités hydriques. Il a affirmé son engagement personnel à accompagner activement cette grand-messe.
Les interventions majeures au cours de la cérémonie de lancement
Au cours de la cérémonie de lancement des préparatifs du 23è Congrès, le Président de l’AAEA, Dr Blaise Moussa, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de transformation visant à concrétiser le droit vital à l’eau pour tous, en partenariat avec les acteurs africains et internationaux. Il a insisté sur le rôle crucial des jeunes, des femmes, des innovateurs et des investisseurs, afin de faire du 23è Congrès, un levier durable pour le continent.
Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie du Cameroun a, pour sa part, réaffirmé la volonté du pays hôte, à faire de cet événement un succès planétaire, plaçant Yaoundé comme le centre d’une Afrique résolue et unie pour l’eau. Il a fait savoir que la tenue de ce congrès au Cameroun témoigne de la reconnaissance du pays dans la dynamique de coopération panafricaine, renforcée par l’engagement du Chef de l’État, Paul Biya, en faveur des politiques publiques ambitieuses dans ce secteur vital.
Il n’a pas non plus oublié de rappeler que l’accès à l’eau reste une préoccupation majeure mondiale, considérée comme un droit humain fondamental selon l’ONU, et une priorité stratégique pour son pays. Malgré les efforts, de nombreux ménages, notamment en zone rurale et semi-urbaine, restent encore privés de cette ressource essentielle. Le défi est d’élaborer des stratégies efficaces pour renforcer les infrastructures hydrauliques afin de répondre à la demande croissante, a-t-il dit en guise de conclusion tout en rappelant que le 23è congrès doit devenir une tribune d’influence, un catalyseur de changement, et une opportunité historique pour l’Afrique. Il a exprimé l’espoir que cette manifestation va permettre de faire de Yaoundé 2026 une étape décisive dans la réalisation de l’Objectif de Développement Durable (ODD 6).

De son côté, Olivier GOSSO, Directeur Exécutif de l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement (AAEA) a rappelé la portée stratégique de cet événement, qui rassemblera plus de 300 membres et partenaires, afin de renforcer la coopération et d’accélérer la réalisation du droit fondamental à l’eau et à l’assainissement pour tous les Africains.
Il a insisté, dans son intervention, sur la nécessité d’engager des actions concrètes face aux défis croissants tels que l’aridité des sols, la croissance démographique galopante, les sécheresses répétées, les inégalités hydriques et les vulnérabilités climatiques.
Il a conclu en appelant à une mobilisation collective, soulignant que cet événement doit marquer un tournant décisif pour faire de l’eau et de l’assainissement une réalité concrète et accessible pour tous sur le continent africain.
A son tour, le représentant à la cérémonie du président du Réseau des Journalistes Africains du WASH, Olivier Kingue Molli a lancé un vibrant appel à une mobilisation urgente pour l’eau et l’assainissement.
Celui-ci, dans son intervention, n’a pas manqué d’appeler les gouvernements africains à une reconnaissance officielle de son réseau. A l’accompagner sur tous les plans et à l’aider à atteindre ses objectifs.
Le Réseau des Journalistes Africains du WASH, par la voix de M. Okingue, s’est engagé à assurer une couverture médiatique massive des événements inscrits à l’agenda du 23è congrès afin d’amplifier leurs impacts, à produire des reportages solutions-orientées sur les ODD 6, et à mobiliser les communautés locales via des campagnes multilingues. « Investir dans la communication WASH, c’est investir dans la santé de millions d’Africains. Yaoundé 2026 doit être un tournant médiatique pour briser le silence sur la crise de l’eau », a-t-il insisté.
Le 23e Congrès international et d’exposition de l’AAEA, sera structuré autour de plusieurs axes : une plateforme politique de haut niveau, un espace scientifique, une exposition technologique, le renforcement de la coopération Sud-Sud, et un dialogue multi-acteurs. L’objectif est de passer d’une logique de prédation à celle de partage équitable des ressources en eau, entre communautés, pays, et générations.
Olivier A.










