©AfreePress-(Lomé, le 15 janvier 2024)-Les partisans du Mouvement Citoyen pour la Liberté (MCL) ont commémoré le13 janvier 1963, l’anniversaire de l’assassinat du « Père de la nation togolaise », Sylvanus Olympio, il y a maintenant 64 ans.
Une journée de deuil commémorée par une messe catholique à la cathédrale de Lomé. Cette cérémonie a été l’occasion d’invoquer une nouvelle fois le Seigneur et lui demander d’accorder le repos éternel à l’illustre disparu et solliciter son intervention en faveur du bien-être des Togolais.
» Sylvanus Olympio est le premier président du Togo, donc le père de la nation. Il a sacrifié sa vie pour ce pays. C’est pourquoi nous lui devons un hommage éternel, de même que pour tous ceux qui se sont battus à ses côtés pour l’indépendance du Togo », a souligné Roméo Olympio, le leader du MCL.
Pour ce mouvement politique, la commémoration de l’anniversaire du deuil du président Sylvanus Olympio doit également servir de source d’énergie pour raviver la lutte démocratique au Togo.
« Les morts ne sont pas morts, dit-on. Nous avons foi que nos prières toucheront le père de la nation. Nous l’invoquons pour qu’il intervienne dans la lutte démocratique qu’il a initiée pour ce pays. Le Togo doit changer. Tout ce que nous demandons, c’est que la population puisse vivre en paix, manger à sa faim, obtenir une meilleure condition de vie, notamment en matière de soins sanitaires et d’éducation. Le Togolais ne demande pas plus que cela. Les populations togolaises souffrent trop, et trop c’est trop. Il est temps que cela change », a indiqué M. Olympio.
Le célébrant de la messe, le Père Christian Azan Mortuaire, a prié et béni l’ensemble du peuple togolais, exhortant le Seigneur à accorder à chacun sa paix divine.
Après cette messe catholique, les partisans du MCL ont investi les artères du Grand-marché de Lomé pour une sensibilisation porte-à-porte sur les enjeux des prochaines élections législatives, qu’ils préparent avec ardeur.
Figure centrale de la lutte pour l’indépendance du Togo, Sylvanus Olympioa trouvé la mort trois ans après son élection à la présidence de la République.
Anika A.









