©AfreePress-(Lomé, le 12 décembre 2022)-Outiller davantage les parlementaires sur l’appropriation et la mise en œuvre des textes en matière de Violences basées sur le genre (VBG). C’est l’objectif d’un atelier de formation, qui a officiellement démarré, lundi 12 décembre 2022 à Lomé et organisé par le ‘’Forum pour la femme et l’enfant’’, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
« Nous avons constaté une ampleur sur les VBG dans tous nos pays de façon générale. Bien que les textes soient là, il faut réfléchir davantage sur leur application et leur divulgation. Les députés étant des représentants du peuple, il est nécessaire qu’ils s’approprient, de nouveau, les textes qui ont été votés et d’aider dans la mise œuvre ainsi que la vulgarisation de ces lois au niveau de leurs circonscriptions respectives. Tout ceci, pour que chaque citoyen connaisse son droit et devoir ainsi que les sanctions qui sont prévues dans le cadre de la lutte contre ce fléau », a indiqué à l’ouverture des travaux, Mme Méïmounatou Ibrahima, 2e Vice-présidente de l’Assemblée nationale et présidente du Caucus des femmes parlementaires du Togo.
Les participants seront entretenus sur diverses thématiques qui sont entre autres : « Les formes et les causes des VBG ainsi que les conséquences pour les victimes et pour la communauté », « la stratégie de lutte contre les VBG et la prise en charge des victimes ou des témoins des victimes au Togo », « le cadre légal et législatif en matière de lutte contre les VBG au Togo : appropriation des textes et mise en œuvre ».
Il faut rappeler qu’au Togo, la lutte contre les violences basées sur le genre s’est intensifiée surtout durant les six dernières années.
En novembre 2022, les dispositions législatives en la matière, ont été modifiées, permettant de prévenir et de sanctionner toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.
L’autre innovation apportée par l’Assemblée nationale est l’adoption, le 29 novembre 2022, de la loi relative à la protection des apprenants contre les violences à caractère sexuel.
C’est tout un nouvel arsenal juridique mis en place par le gouvernement pour combattre et faire reculer les violences basées sur le genre.
Mais pour atteindre cet objectif, il faudrait encore intensifier l’appui des associations, des partenaires au développement et de la société civile, comme le font déjà de nombreuses associations, à l’instar du Forum pour femme et enfant composé des associations « Femme d’actions et « Cœur Solidaire ».
Anika A. (+22891024439)









