Lomé, le 25 septembre 2025-(©AfreePress)- L’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), en collaboration avec ses partenaires internationaux, poursuit activement ses efforts pour une gouvernance efficiente et durable des ressources hydriques du bassin. Un atelier régional, tenu à Lomé du 16 au 19 septembre 2025, a réuni des experts des six États membres (Bénin, Ghana, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Togo), dans le cadre du projet REWarD -Reversing Ecosystem and Water Degradation in the Volta Basin-.
L’objectif principal de cet atelier était d’outiller les parties prenantes avec une meilleure maîtrise du modèle hydrologique du bassin – le logiciel MIKE HYDRO Basin développé par DHI – et de l’outil stratégique de planification baptisé Decision Support Tool (DST). Ceux-ci permettront de simuler différents scénarios (changements climatiques, construction de barrages, expansion de l’irrigation, croissance démographique) et d’analyser leurs impacts hydrologiques, environnementaux, sociaux et économiques.
Le Secrétaire Général par intérim du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, Yawo Ewoenam ZEGUE, a ouvert les travaux. Dans son intervention, celui-ci a souligné l’engagement fort du Togo, à travers le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans le but de promouvoir la coopération transfrontalière, l’équité et la gouvernance partagée.
Le bassin de la Volta couvre près de 398 000 km². Il abrite environ 30 millions d’habitants, et constitue un patrimoine écologique et socio-économique majeur pour la région.
Le projet REWarD (2023-2028), financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF) avec le soutien de l’UNEP et IUCN, vise à renforcer la gouvernance transfrontalière, restaurer les écosystèmes dégradés, et fournir des outils decisionnels pour une planification résiliente.

Parmi les livrables attendus, on note un système d’alerte précoce contre la sécheresse (« DEWS »), un modèle d’allocation des ressources en eau réparties selon les usages (irrigation, domestique, hydroélectrique…), ainsi qu’une interface web dans le but de visualiser, comparer et partager les données (bilingue français/anglais).
Les experts insistent sur la nécessité de disposer de données fiables, d’harmoniser les pratiques nationales et de renforcer les capacités techniques des États membres. Au-delà de la modélisation, c’est une culture de gestion concertée que le projet ambitionne d’ancrer : lorsque la science, la collectivité et la volonté politique convergent, les décisions sont mieux éclairées et plus durables.
Olivier A.









