Lomé, le 6 novembre 2024 – (©AfreePress) – Le Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits Humains (ROADDH-WAHRDN) a entamé un plaidoyer en faveur de la dépénalisation des infractions mineures au Togo, appelant les autorités à adopter une approche de justice plus humaine et inclusive. Lors d’une conférence de presse tenue à Lomé ce mercredi, l’organisation a exposé ses objectifs, en soulignant l’importance de trouver d’autres alternatives à l’incarcération pour les délits de faible gravité.
« Notre mission est de sensibiliser les décideurs à la nécessité de privilégier des sanctions alternatives à la détention pour les petites infractions, afin de désengorger les prisons et de promouvoir la réconciliation au sein des communautés », a indiqu Mme Mélanie Sonhaye Kombate, Directrice des Programmes et Plaidoyer de ROADDH-WAHRDN.
Pour appuyer son initiative, le ROADDH-WAHRDN a traduit en français les Principes africains sur la dépénalisation des infractions mineures, adoptés par l’Union Africaine en 2017. Ce texte, désormais accessible en format imprimé et numérique, vise à informer et influencer les décideurs et le grand public.

Ces principes encouragent une gestion des infractions mineures et non-violentes hors du système pénal pour éviter la stigmatisation des populations vulnérables. Les infractions telles que le vagabondage, la mendicité, les infractions légères au code de la route et les petits délits pourraient être traitées par des sanctions alternatives, notamment des amendes, des travaux communautaires ou des avertissements. La justice restauratrice, visant la réparation du tort causé et la réconciliation, est également encouragée.
Le document insiste également sur l’importance de programmes de prévention et de soutien pour traiter les causes sous-jacentes des infractions mineures, telles que la pauvreté, l’exclusion sociale et le manque d’éducation.
« Il est crucial que le Togo adopte ces principes et les intègre dans son cadre judiciaire », a défendu Mme Kombate, appelant les autorités togolaises à agir pour un système de justice plus équitable et plus respectueux des droits humains.
Anika A.









