Lomé, le 20 avril 2026 -(©AfreePress)- Au Palais des Congrès de Kara, une dynamique nouvelle s’est née et se situe au croisement de la santé publique et de l’information. Le 17 avril 2026, près d’une centaine de professionnels des médias venus des cinq régions du pays, ont pris part à une session de formation stratégique consacrée à l’extension de l’Assurance Maladie Universelle aux Travailleurs Non-Salariés (AMU-TNS).
Placée sous le haut patronage de Faure Essozimna Gnassingbé, Présidence du Conseil, cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités togolaises d’élargir l’accès aux soins de santé à toutes les couches sociales, notamment les travailleurs du secteur informel, longtemps restés en marge des dispositifs classiques de protection sociale.

Former pour mieux informer : un rôle stratégique des médias
Organisée par la Coordination des Organisations de Presse du Togo, qui regroupe notamment le CONAPP, l’URATEL, le PPT, l’ATOPPEL, l’UJIT, le SYNJIT et l’OPPEL, cette rencontre visait un double objectif. Renforcer les capacités des journalistes et les positionner comme acteurs clés de la vulgarisation de l’AMU.
Les travaux ont été marqués par la présence de plusieurs autorités administratives et institutionnelles, dont le maire de la commune Kozah 1, le préfet de la Kozah, ainsi que des représentants des institutions partenaires telles que la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM).
Dans son allocution d’ouverture, Franck Missité, représentant du ministre de la Communication, a souligné l’importance capitale de cette réforme. L’extension de l’Assurance Maladie Universelle constitue, a-t-il dit, une « avancée majeure. Elle garantit à chaque citoyen l’accès à des soins de qualité, indépendamment de son statut professionnel », a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs insisté sur le rôle déterminant des journalistes, véritables relais d’information et vecteurs de sensibilisation auprès des populations.
Trois modules pour une appropriation complète du dispositif
La formation s’est articulée autour de trois modules complémentaires : comprendre l’AMU comme pilier de la couverture sanitaire universelle, présenté par Dr Jules Possoli de la CNSS, qui a retracé l’évolution du dispositif depuis son introduction en 2011 et son extension progressive à toutes les catégories sociales. Les procédures d’adhésion et les conditions d’accès aux prestations, détaillées par Mouzou E., permettant aux participants de mieux maîtriser les mécanismes opérationnels. et le rôle des médias dans la vulgarisation de l’AMU, avec un accent particulier sur la mise en place d’un cadre de collaboration durable entre les médias, la CNSS et l’INAM.
Pour Germain Pouli, président du CONAPP, l’enjeu est important. « Les journalistes ne sont pas seulement bénéficiaires de l’AMU-TNS, ils en sont les premiers vulgarisateurs », a-t-il laissé entendre.

Vers une appropriation nationale de la couverture santé
Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre marque une étape décisive dans l’appropriation citoyenne de l’Assurance Maladie Universelle. En outillant les journalistes, les autorités entendent accélérer la diffusion de l’information et favoriser l’adhésion des populations, en particulier celles du secteur informel.
Les participants sont repartis avec un engagement renouvelé. Celui de devenir de véritables ambassadeurs de l’AMU, capables d’expliquer, de sensibiliser et d’accompagner les citoyens dans leur démarche d’accès aux soins.
Une réforme au cœur des politiques sociales
L’AMU-TNS s’inscrit dans une vision globale de transformation du système de santé togolais. Elle vise à réduire les inégalités d’accès aux soins, à renforcer la résilience sociale et à améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.
À Kara, cette première vague de formation dédiée aux médias pose ainsi les bases d’un partenariat stratégique entre institutions publiques et professionnels de l’information, au service d’un objectif commun. Celui d’assurer la santé pour tous.
BLEWOUSSI René









