©AfreePress-(Lomé, le 30 août 2023)- Le coordinateur du Mouvement Martin Luther King (MMLK) dans le canton de Tchekpo, dans la commune de Yoto 2, a été victime d’une bavure policière dans la nuit du 27 au 28 août 2023. Un communiqué émanant de cette organisation de la société civile revient sur les circonstances de cet incident et réclame justice.
D’après les informations rapportées, l’incident s’est produit dans le cadre d’un litige foncier impliquant opposant la victime à d’autres personnes.
« En effet, ce dossier foncier traîne depuis des années à Tchekpo, et malgré les multiples contributions des autorités et des institutions de l’État, il demeure toujours sans résolution favorable. Malgré les preuves évidentes en faveur des propriétaires, les individus violents et les usurpateurs n’ont ni reculé ni cédé, probablement soutenus par des individus agissant dans l’ombre. Des menaces et des actes de violence ont été proférés à l’encontre des propriétaires, notamment le coordinateur du MMLK ainsi que le chef du canton de Tchekpo. Il est important de souligner que ces individus, agissant ouvertement, ont été à peine inquiétés et interpellés, pour finalement être relâchés sans entrave, bien qu’ils soient coupables de meurtres, d’actes graves de violence, d’agressions physiques et d’atteintes à la vie humaine. Cette situation est tout simplement inacceptable. Voici les conséquences tragiques et dramatiques résultant de ces défaillances judiciaires et sécuritaires, régulièrement déplorées et dénoncées par le MMLK », a indiqué Pasteur Edoh Komi dans son communiqué.
Le MMLK estime que la situation foncière à Tchekpo a atteint un point de non-retour avec cette tentative d’agression et d’assassinat perpétrée au domicile de leur point focal, et il est urgent de trouver une solution définitive et durable.
« Le mouvement exige que les auteurs, très probablement déjà connus, soient poursuivis et traduits en justice. Le MMLK demande également le renvoi de responsables sécuritaires et judiciaires en charge de cette affaire, en particulier le chef de la police locale ainsi que certains juges des tribunaux de Vogan et de Tabligbo, qui ont laissé la situation se détériorer jusqu’à la tentative d’agression et d’assassinat de notre coordinateur », souligne le communiqué du mouvement.
Anika A.









