Lomé, le 08 janvier 2026 -(©AfreePress)-Le deuxième rapport B-READY 2025, publié par la Banque mondiale en remplacement du rapport Doing Business, a été officiellement lancé le 29 décembre 2025. Cette nouvelle publication évalue l’environnement économique des entreprises à travers la qualité du cadre réglementaire, l’efficacité des services publics destinés au secteur privé et leur application concrète sur le terrain.
Pour cette seconde édition, le rapport B-READY a élargi son champ d’analyse à 27 pays d’Afrique subsaharienne, contre 14 lors de la précédente mouture. À l’échelle mondiale, 101 économies ont été évaluées en 2025, contre 50 dans le premier exercice, traduisant l’ambition de la Banque mondiale de proposer un outil d’analyse plus exhaustif et représentatif. 
À l’instar de la première édition, le Togo s’illustre une nouvelle fois parmi les meilleurs réformateurs du continent. Le pays conserve sa place dans le Top 3 en Afrique subsaharienne, fruit d’un ensemble de réformes structurelles ambitieuses engagées au bénéfice du secteur privé.
Dans le détail, le Togo se classe 1er en Afrique de l’Ouest avec un score de 61,52, et 3e en Afrique subsaharienne, derrière le Rwanda (67,94) et l’Île Maurice (63,20). Cette performance repose notamment sur d’excellents résultats enregistrés dans les indicateurs relatifs à la création d’entreprises, à l’emplacement des entreprises, à la fiscalité, à l’insolvabilité, aux services financiers et au règlement des litiges.
Le rapport souligne toutefois la persistance de certains défis, en particulier dans les domaines des services publics, du commerce international, de la concurrence et de la main-d’œuvre. Les autorités estiment que la mise en œuvre des réformes en cours permettra de combler ces insuffisances et d’améliorer davantage le positionnement du pays sur ces indicateurs.
L’analyse par pilier met en lumière des performances remarquables. Sur le pilier des services publics, le Togo se classe 1er en Afrique de l’Ouest et en Afrique subsaharienne, confirmant les efforts consentis pour offrir un cadre administratif favorable aux affaires. S’agissant de l’efficacité opérationnelle, le pays occupe la 1ère place en Afrique de l’Ouest et la 5e en Afrique subsaharienne, derrière le Rwanda, l’Île Maurice, l’Eswatini et le Botswana, un résultat attribué à la modernisation et à la digitalisation progressive des services publics. En revanche, pour le pilier du cadre réglementaire, le Togo se positionne au 6e rang en Afrique subsaharienne.
Le rapport B-READY 2025 repose sur dix indicateurs clés couvrant l’ensemble du cycle de vie des entreprises, allant de la création à la cessation d’activités, en passant par l’accès aux services financiers, la fiscalité, la concurrence ou encore le règlement des litiges. Chaque indicateur est évalué selon trois piliers : le cadre réglementaire, les services publics et l’efficacité opérationnelle.
Ces résultats confirment la pertinence des réformes engagées sous la haute impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, notamment en matière de modernisation administrative et de digitalisation des services publics, portées depuis 2017 par la Cellule Climat des Affaires et renforcées par l’action des départements techniques.

Fidèle à sa vision de mener des réformes « non pour plaire, mais pour impacter », le gouvernement réaffirme sa détermination à maintenir le cap afin de générer des retombées économiques plus significatives. La Cellule Climat des Affaires a, à cet effet, exprimé la gratitude du gouvernement à l’ensemble des acteurs impliqués, en particulier les partenaires du secteur privé, le Groupe de la Banque mondiale et les points focaux de l’administration publique, pour leur collaboration soutenue et leur disponibilité constante.
Albertine A.









