Lomé, le 17 juin 2025 – (©AfreePress)-Un atelier de renforcement des capacités axé sur le dialogue socio-sécuritaire a été organisé, mardi 16 juin à Dapaong (600 km au nord de Lomé), dans la région des Savanes.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre l’extrémisme violent, mis en œuvre par les Comités préfectoraux de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV), avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
L’événement, qui a rassemblé une trentaine de participants issus des comités CIPLEV et des communautés locales de la préfecture de Tône, vise à consolider la collaboration entre les populations, les forces de sécurité et les autorités locales avec pour finalité, le renforcement de l’efficacité des politiques de prévention et favoriser une meilleure appropriation par les citoyens.
« Nous croyons fermement que la paix durable repose sur la résilience des populations et sur des espaces de dialogue inclusifs », a laissé entendre Mandela Djaho, représentant la représentante résidente du PNUD au Togo à la rencontre. Il a mis en exergue l’importance de ces cadres d’échange, qu’il qualifie de « leviers de prévention et d’outils de gouvernance participative », soulignant que les communautés doivent être placées au cœur de toute stratégie sécuritaire.
Djaho a invité les participants à faire de cette plateforme un véritable laboratoire d’idées et de propositions courageuses, car, selon lui, « il en va de la sécurité des communautés, du bien-être des populations et de l’avenir des enfants ».
De son côté, le Colonel Akpéli Mossou, représentant du président du CIPLEV, a insisté sur le rôle crucial des acteurs locaux. « Vous devez être à la fois les yeux tournés vers l’intérieur de vos communautés et les oreilles tendues vers l’extérieur. Vous êtes à la fois la voix de la population et celle des forces de l’ordre », a-t-il martelé, appelant à un dialogue sincère afin de diagnostiquer ensemble les défis sociaux et sécuritaires.
Dans son mot d’ouverture, le préfet de Tône, Ouro Gouroungou Horoumila, représentant le Gouverneur de la région, a rappelé que « les populations locales sont les premières sentinelles face à la radicalisation et à la violence. Leur implication active est essentielle pour bâtir un climat de confiance fondé sur le respect mutuel, la transparence et la co-construction de solutions », a-t-il poursuivi.

L’atelier de Dapaong marque le coup d’envoi d’une série de sept sessions de formation, prévues du 17 au 19 juin 2025 dans les sept préfectures de la région des Savanes. Ces sessions, conduites dans une approche participative, seront articulées autour d’exposés, de discussions interactives et de partages d’expériences.
Ce processus de dialogue communautaire témoigne de la volonté du gouvernement togolais et de ses partenaires à placer les citoyens au cœur des efforts de prévention, dans une dynamique collective pour la paix, la sécurité humaine et la cohésion sociale durable.
Diblo TAKINI, Correspondant AfreePress – Région des Savanes









