Lomé, le 02 avril 2026-(©AfreePress)- La première édition de la Conférence Risque Pays Togo, organisée par Bloomfield Intelligence Group, s’est tenue le jeudi 2 avril 2026 à Lomé en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’acteurs du secteur privé, de partenaires financiers et d’investisseurs. Cet événement majeur a permis de dresser un état des lieux du profil de risque du pays tout en mettant en lumière les ambitions économiques et les réformes en cours.
Dans son mot de bienvenue, la Gouverneure du District Autonome du Grand Lomé, Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, a salué la tenue de cette rencontre qui consacre la reconnaissance internationale du Togo comme une économie crédible et ambitieuse. Elle a insisté sur la nécessité pour le pays de faire émerger de véritables « champions économiques », capables de porter la croissance et de renforcer la souveraineté économique nationale. Selon elle, le développement du Togo repose désormais sur un État stratège et un secteur privé fort, appelé à jouer un rôle central dans la transformation structurelle de l’économie.

Dans la même dynamique, le Vice-président du Patronat, Yiva K. Badohu, a souligné les défis liés à la structuration du tissu entrepreneurial togolais. Il a mis en avant l’importance de la confiance, de la coopération entre entreprises et de la mutualisation des efforts pour atteindre une taille critique.
« La puissance économique est une production collective », a-t-il déclaré, appelant à dépasser la méfiance et l’isolement qui freinent l’émergence de grandes entreprises nationales.
La Ministre du Développement à la base, et de l’Économie sociale et solidaire, Mme Mazamesso Assih, a pour sa part présenté la stratégie gouvernementale de formalisation de l’économie. Elle a déconstruit plusieurs idées reçues, affirmant que la formalisation ne doit pas être perçue comme une contrainte fiscale, mais comme un levier de croissance inclusive. Le gouvernement privilégie une approche progressive basée sur l’inclusion financière, l’accès au crédit et l’accompagnement des acteurs informels. Cette politique a déjà permis à des milliers de bénéficiaires, notamment des femmes, d’intégrer progressivement le secteur formel.
Moment clé de la conférence, la présentation du rapport sur le risque pays par Stanislas Zézé. Le PDG de Bloomfield Group, a révélé que le Togo obtient une note de 5,9 sur 10, le classant dans la catégorie des risques modérés. Une performance jugée encourageante, à seulement un point du niveau « risque faible ». Le rapport met en avant les progrès en matière de gouvernance et de stabilité macroéconomique, tout en identifiant des défis liés notamment au déficit commercial et à la dette extérieure.

Réagissant à ces conclusions, le ministre de l’Économie et de la veille stratégique a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes. Il a évoqué des actions concrètes telles que la transformation locale des matières premières, le développement des zones industrielles, l’amélioration de l’accès à l’énergie et la digitalisation des services publics. Il a également souligné la résilience de l’économie togolaise, avec une croissance soutenue et une discipline budgétaire renforcée.
La conférence s’est poursuivie avec quatre grands panels portant sur : l’Analyse de la performance macro-économique du Togo. Quelle est la stratégie pour développer l’entrepreneuriat féminin au Togo ? Quelle est la politique d’industrialisation du Togo ? Et l’Évolution de l’environnement socio-politique & sécuritaire au Togo.
Autant de thématiques stratégiques qui confirment la volonté du Togo de se positionner comme une destination attractive pour les investissements en Afrique de l’Ouest.
Au terme des échanges, un message clair se dégage. Le Togo entend consolider sa trajectoire de croissance en s’appuyant sur un secteur privé dynamique, des réformes structurelles ambitieuses et un climat des affaires en amélioration continue.
Albertine A.









