Lomé, le 20 janvier 2026- (©AfreePress) – La France a réaffirmé son soutien à la réunion de haut niveau consacrée à la cohérence et à la consolidation du processus de paix en République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs, tenue le 17 janvier 2026 à Lomé. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique des efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à mettre un terme à l’instabilité persistante dans l’Est du territoire congolais.
Paris a salué l’engagement du Président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine pour la résolution du conflit dans l’Est de la RDC. La France a pris part aux échanges aux côtés de partenaires africains et internationaux impliqués dans les processus de Luanda et de Nairobi, ainsi que dans les initiatives de médiation menées par les États-Unis, le Qatar et l’Union africaine.
Face à la recrudescence des affrontements impliquant le groupe armé M23, soutenu par des forces rwandaises selon les autorités françaises, Paris a souligné l’urgence d’une cessation immédiate, durable et vérifiable des hostilités. Elle a appelé au retrait de toutes les forces étrangères du territoire congolais et au respect scrupuleux des accords de Washington ainsi que de l’accord-cadre de Doha du 15 novembre, considérés comme des références politiques majeures pour un règlement pacifique de la crise.
Dans le prolongement de la conférence internationale de Paris du 30 octobre 2025, dédiée à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs et co-présidée par la France et le Togo, les autorités françaises ont rappelé la gravité de la crise humanitaire qui sévit dans l’Est de la RDC et dans les pays voisins.

Un premier bilan présenté à Lomé fait état du décaissement effectif de 850 millions d’euros, sur les 1,5 milliard d’euros promis par près de 70 États et organisations internationales. Ces ressources, destinées à l’aide humanitaire d’urgence, visent à renforcer la protection des civils et à garantir l’accès aux services essentiels pour les populations affectées par les violences armées et les déplacements forcés.
La France a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de lever toutes les entraves à l’action humanitaire, rappelant les engagements pris à Paris en faveur de la réouverture de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires. Elle s’est dite disposée à contribuer, en coordination avec les Nations unies et ses partenaires, aux efforts logistiques nécessaires.
Soulignant l’impératif d’une solution politique inclusive, Paris a enfin appelé à l’organisation d’un dialogue national en RDC, dans la continuité des consultations menées par les Églises congolaises, estimant qu’un tel cadre constitue un préalable essentiel à une paix durable et à la consolidation de l’unité nationale.
Albertine A.









