Lomé, le 04 septembre 2026-(©AfreePress)-Sept ressortissants togolais figurent sur une liste de 427 personnes originaires de 16 pays d’Afrique de l’Ouest visées par des mesures d’expulsion des États-Unis.
Le gouvernement américain a publié une liste actualisée contenant les noms, les photos et les chefs d’accusation retenus contre les personnes concernées.
Cette publication intervient alors que les États-Unis renforcent leur politique de contrôle de l’immigration sous la présidence de Donald Trump. Les autorités américaines multiplient les opérations visant des personnes non citoyennes condamnées pour des infractions et faisant l’objet de procédures d’éloignement.
Sept Togolais concernés
Pour le Togo, sept ressortissants apparaissent dans cette liste. Parmi les personnes citées figure Mawuli Missiadan, arrêté à Buckeye, dans l’État de l’Arizona. Il est notamment mentionné dans son dossier qu’il serait lié à l’exploitation sexuelle d’un mineur, ainsi qu’à la violation de sa mise à l’épreuve.
Son cas attire particulièrement l’attention parmi les dossiers concernant les ressortissants togolais. Les faits reprochés aux personnes inscrites dans la base américaine sont cependant de différentes natures et ne concernent pas uniquement les infractions sexuelles.
La base de données, gérée par le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE), recense des personnes non citoyennes condamnées pour des infractions et faisant l’objet de mesures d’application de la législation américaine sur l’immigration. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) présente les personnes figurant sur cette liste comme faisant partie des « pires criminels ».
Des infractions allant du blanchiment au vol à main armée
Les dossiers recensés concernent un large éventail d’infractions. Il est notamment question d’exploitation sexuelle de mineurs, de blanchiment d’argent, de vol à main armée ou encore d’usurpation d’identité.
En ce qui concerne les sept Togolais, leur interpellation intervient dans le cadre plus large du durcissement de la politique migratoire américaine.
Le Nigeria en tête
Sur les 427 ressortissants ouest-africains sous le coup de la mesure d’expulsion, le Nigeria arrive largement en tête avec 134 personnes, suivi du Liberia avec 111 et du Ghana avec 44.
Le Cap-Vert compte 26 ressortissants, le Sénégal 22, tandis que la Gambie et la Côte d’Ivoire en comptent 15 chacune. La Mauritanie en compte 12 et la Sierra Leone 9.
Le Burkina Faso et le Niger comptent chacun 10 personnes, contre 7 pour le Togo. La Guinée, 6, le Mali 5, tandis que la Guinée-Bissau et le Bénin comptent chacun un ressortissant.
La publication de cette liste illustre le durcissement des mesures d’expulsion aux États-Unis, qui touche également plusieurs ressortissants togolais.
Albertine A.










