Lomé, le 12 janvier 2026 -(©AfreePress)-Le programme d’alimentation scolaire fondé sur la production locale, dénommé “Home Grown School Feeding (HGSF)”, a fait l’objet d’une mission d’évaluation, mercredi 11 février 2026 à l’École primaire publique (EPP) de Kpéléssida, dans le canton de Tchikawa (préfecture de la Binah).
Garantir un repas chaud quotidien à chaque élève des établissements publics demeure une priorité affichée du gouvernement togolais et de ses partenaires techniques et financiers. Cette ambition s’est traduite par la mise en œuvre des cantines scolaires intégrées au programme HGSF, pilier du Plan stratégique pays du Programme alimentaire mondial (PAM).
Implanté à Kpéléssida depuis 2022, le dispositif a reçu la visite d’une délégation conduite par la ministre du Développement à la base, de l’Économie sociale et de la Solidarité, Mme Assih Manzamesso. Elle était accompagnée de l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, M. Jones Gwilym, ainsi que de représentants du système des Nations Unies, notamment le PAM, la FAO et le HCR.

Pour la ministre, l’amélioration du système éducatif ne saurait se limiter aux infrastructures ou aux équipements pédagogiques. « Elle passe également par l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment à travers une alimentation adéquate garantissant la bonne santé des apprenants », a-t-elle souligné. Selon elle, les cantines scolaires contribuent significativement à l’augmentation du taux de fréquentation, particulièrement en milieu rural, tout en favorisant le maintien des élèves à l’école.
Le gouvernement ambitionne qu’à l’horizon 2030, au moins 25 % des établissements éligibles bénéficient du programme de manière autonome.
Inspiré d’un modèle promouvant la parité filles-garçons dans l’accès à l’éducation, le HGSF vise également à renforcer la résilience des petits producteurs agricoles en les intégrant durablement dans la chaîne d’approvisionnement des cantines scolaires. Ce mécanisme participe ainsi au développement économique local, tout en encourageant l’inclusion sociale et l’autonomisation des femmes.
Saluant l’initiative, l’ambassadeur de l’Union européenne a estimé que « les enfants sont placés au cœur d’un dispositif cohérent, générant un impact positif à plusieurs niveaux ».

À l’échelle nationale, le programme est déployé dans 200 établissements, dont 135 dans la région des Savanes et 65 dans la région de la Kara. Il comprend plusieurs composantes : la fourniture quotidienne de repas chauds, la construction de cuisines et de magasins de stockage, l’aménagement de jardins scolaires, l’appui aux coopératives agricoles locales ainsi que le soutien à l’autonomisation des femmes impliquées dans la gestion des cantines.
À l’EPP Kpéléssida, la distribution des repas a débuté le 18 novembre 2025 au profit de 262 élèves. Au 30 janvier 2026, un total de 9 327 repas avait été servi grâce à l’appui de l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), bras opérationnel de l’État togolais.
L’initiative a été saluée par les autorités locales, notamment le préfet de la Binah, Ataba Abalounorou, qui a exprimé sa satisfaction quant aux retombées positives du programme dans la préfecture.
Alfred A.









