Lomé, le 1er juillet 2026 (©AfreePress) – Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) appelle les États d’Afrique de l’Ouest à engager une réforme profonde de leurs politiques de gestion des risques d’inondation. Face aux dégâts humains et matériels provoqués chaque année par les pluies diluviennes, l’organisation estime que ces catastrophes ne relèvent plus de la fatalité, mais traduisent des insuffisances en matière d’aménagement du territoire, d’assainissement et de gouvernance.
Dans une déclaration rendue publique mardi à Lomé, le président du MMLK, Pasteur Edoh Komi, préconise trois mesures prioritaires destinées à réduire durablement la vulnérabilité des populations.
La première consiste à renforcer la prévention à travers le curage systématique des caniveaux et des cours d’eau avant chaque saison des pluies, la lutte contre les constructions dans les zones inondables et une vaste campagne d’éducation citoyenne sur la gestion des déchets.
Le MMLK invite également les pouvoirs publics à repenser la planification urbaine. L’organisation recommande la création de bassins de rétention, la préservation des espaces verts et la modernisation des systèmes de drainage afin d’adapter les villes aux effets croissants du changement climatique.
Enfin, le mouvement insiste sur la nécessité de renforcer les capacités d’intervention en cas d’urgence. Il plaide pour l’élaboration de plans d’évacuation accessibles aux populations, la constitution de stocks de secours comprenant vivres, médicaments et abris provisoires, ainsi qu’une assistance rapide aux sinistrés, à l’abri de toute récupération politique.
Le MMLK exhorte par ailleurs les gouvernements à privilégier les investissements dans les infrastructures d’assainissement, à publier des audits sur l’utilisation des ressources consacrées au drainage et à renforcer le rôle des collectivités territoriales dans la prévention des risques.
L’organisation appelle également les citoyens à adopter des comportements responsables en évitant de jeter des déchets dans les caniveaux et en dénonçant les constructions illicites sur les zones non constructibles.
« Une autorité qui laisse son peuple subir les mêmes inondations chaque année sans agir durablement manque à son devoir de protection », affirme le MMLK, qui considère que la résilience face aux catastrophes passe avant tout par l’anticipation, la bonne gouvernance et la responsabilité collective.
René BLEWOUSSI









