Lomé, le 27 février 2025 – (©AfreePress)-Dans le cadre de son engagement pour une gouvernance locale plus inclusive et sensible aux droits des jeunes, Plan International Togo a lancé, mardi 25 février à Lomé, une session de formation à l’intention des élus municipaux avec pour objectif de renforcer leurs compétences sur les enjeux liés à l’engagement des jeunes et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).
Organisée dans le cadre de la phase 2 du projet : « Girls Lead », cette formation s’inscrit dans une dynamique de transformation des normes sociales et juridiques pour une égalité effective entre les sexes. Pendant trois jours, les maires et conseillers municipaux de 21 communes issues de quatre régions du pays sont outillés pour intégrer les dimensions « jeunesse » et « genre » dans leurs politiques publiques, leurs budgets et leurs pratiques de gouvernance.
Pour Mme Célestine Awidina, coordinatrice nationale du projet, cette initiative vise à rapprocher les élus des jeunes et des organisations d’enfants, afin de bâtir une gouvernance participative et durable. « Il s’agit de sensibiliser les élus à la réalité des inégalités de genre, de les outiller contre les VBG et de leur présenter les mécanismes de protection de l’enfance. Une meilleure collaboration avec la jeunesse locale est essentielle pour construire des politiques publiques inclusives », a-t- confié à l’agence de presse AfreePress.

Les modules de formation portent sur des thématiques structurantes :
Engagement citoyen des jeunes ;
Budgétisation municipale sensible au genre ;
Mécanismes de prévention et de prise en charge des violences faites aux filles ;
Protection des enfants et des adolescentes.
L’objectif opérationnel est de permettre aux communes de développer des plans d’action réalistes et ciblés, en faveur de la participation active des jeunes et de la promotion de l’égalité des sexes dans la gestion locale.
Doté d’un budget de 2 millions d’euros (soit 1,3 milliard FCFA), le projet Girls Lead 2 est mis en œuvre par Plan International Togo avec le soutien de Plan International Allemagne. Il repose sur un dispositif innovant d’« youth panels », des réseaux de jeunes installés à Lomé, Atakpamé, Sokodé et Dapaong, qui collaborent étroitement avec les collectivités territoriales et les ONG locales.

Présente à la session, Dr Abalo Atafeinam, conseillère municipale à Agoè-Nyivé 1 et présidente de la commission Finances et Administration, a fait savoir que « l’autonomisation des filles commence dans la famille, à l’école, et se consolide à travers l’action politique locale. En tant qu’élus, nous avons la responsabilité de créer un cadre favorable à leur épanouissement et à leur participation. »
À l’issue de la formation, les élus ont pris l’engagement de partager les acquis au sein de leurs conseils municipaux et de s’engager activement auprès des organisations de jeunesse pour intégrer durablement la question du genre dans leurs politiques et programmes locaux.
Cette session intervient après celle tenue dans la région Centrale et concerne désormais les six communes du Grand Lomé (Agoè-Nyivé). Elle marque une étape importante dans l’ambition portée par Plan International Togo : faire de l’égalité des sexes et de la participation des jeunes des leviers de transformation durable des territoires.
Anika A.









