Lomé, le 12 septembre 2025 – (©AfreePress)- Le Collectif des Syndicats et Associations corporatistes de la Santé a lancé, ce vendredi, un appel solennel à l’ensemble des praticiens hospitaliers du secteur public et privé, afin qu’ils se conforment à l’obligation légale d’inscription aux tableaux des ordres professionnels et, le cas échéant, aux associations corporatistes reconnues.
Cette exigence est prévue par plusieurs textes juridiques régissant l’exercice des professions médicales et paramédicales en République Togolaise.
Ainsi, l’article 5 de la loi n°2004-017 du 30 septembre 2004, portant création de l’Ordre des pharmaciens du Togo, stipule : « Tout pharmacien qui veut exercer sa profession au Togo doit au préalable être inscrit sur le tableau établi et tenu à jour par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens. Ce tableau est affiché au ministère chargé de la Santé et déposé chaque année au parquet général de la Cour d’appel ».
De même, l’article 4 de la loi n°2004-018 du 30 septembre 2004, portant création de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, dispose que : « Tout chirurgien-dentiste qui veut exercer sa profession au Togo doit au préalable être inscrit sur le tableau établi et tenu à jour par le Conseil national de l’Ordre des chirurgiens-dentistes ».
Quant à la loi n°2004-019 du 30 septembre 2004, instituant l’Ordre des médecins du Togo, son article 4 précise que tout « médecin qui veut exercer sa profession au Togo doit au préalable être inscrit sur le tableau établi et tenu à jour par le Conseil national de l’Ordre des médecins ».
Le Code de la santé publique vient renforcer ces dispositions. Son article 163 souligne qu’« nul ne peut exercer la profession de médecin ou de chirurgien-dentiste au Togo s’il n’est inscrit au tableau de l’ordre national correspondant ». L’article 171, pour sa part, précise qu’« aucun professionnel paramédical ne peut exercer sans être inscrit au tableau de sa corporation ».
En attendant la création d’ordres spécifiques pour les professions paramédicales, le Collectif exhorte les intéressés à rejoindre les associations corporatistes existantes et à régulariser leurs cotisations. Un délai de deux mois est accordé, à compter de la publication du communiqué, pour se mettre en conformité avec la loi.
Albertine A.









