Lomé, le 21 janvier 2026-(©AfreePress)- La confirmation officielle de l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso continue de susciter de vives réactions sur la scène politico-médiatique africaine.
Parmi les voix les plus remarquées, celle de l’activiste et analyste géopolitique Nathalie Yamb, qui a publiquement exprimé sa satisfaction et adressé ses remerciements au Président du Conseil togolais, Faure Essozimna Gnassingbé.
Sur son compte X (ex-Twitter), Nathalie Yamb n’est pas allée par quatre chemins . « Il voulait à tout prix revenir au Burkina. C’est chose faite. Pas comme président, mais comme prisonnier. Merci Faure Gnassingbé. Que toute la rigueur de la loi s’applique sur Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses complices. Zéro pitié, zéro clémence », écrit-elle.
Un message sans équivoque, qui s’inscrit dans une demande de justice exemplaire face aux accusations de trahison et de déstabilisation visant l’ancien président de la transition burkinabè.
De son côté, le gouvernement togolais a officiellement confirmé, dans un communiqué, avoir mis Paul-Henri Sandaogo Damiba à la disposition des autorités du Burkina Faso, en réponse à une requête judiciaire formelle. Dans un communiqué publié lundi, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, a détaillé les fondements juridiques de cette décision.
Selon le communiqué, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Lomé, saisie du dossier, a rendu un avis favorable à la demande d’extradition à l’issue de son audience publique tenue le 16 janvier 2026. Cette décision repose notamment sur l’offre de réciprocité formulée par les autorités burkinabè, les instruments juridiques internationaux auxquels le Togo est partie, les garanties formelles apportées quant au respect des droits fondamentaux de l’intéressé, incluant l’intégrité physique, la dignité humaine, le droit à un procès équitable et l’exclusion de la peine de mort.
Des accusations lourdes
Paul-Henri Sandaogo Damiba est poursuivi dans son pays pour plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels figurent le détournement criminel de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, l’incitation à la commission de délits et crimes, le recel aggravé et le blanchiment de capitaux.
Conformément à la procédure togolaise en matière d’extradition, l’ancien dirigeant a été interpellé le 16 janvier 2026 en exécution d’un mandat d’arrêt international, puis placé sous écrou avant d’être remis, le 17 janvier 2026, aux autorités judiciaires burkinabè.
Un signal politique fort
Au-delà de la procédure judiciaire, cette extradition est perçue par de nombreux observateurs comme un signal fort de coopération judiciaire régionale et de refus de l’impunité. La réaction de Nathalie Yamb illustre cette lecture politique, saluant une décision jugée conforme aux exigences de justice et de stabilité dans l’espace sahélien et ouest-africain.
Albertine A.









