Lomé, le 07 janvier 2025 –(©AfreePress)– Dans une démarche empreinte d’humanité et de solidarité, Gbloekpo Koamy Gomado, maire de la commune du Golfe 1, a perpétué la tradition qui consiste à partager un repas du Nouvel An avec les résidents des ghettos de Bè. Cette initiative, devenue un rendez-vous annuel, vise à apporter du réconfort à ces hommes et femmes en proie à des difficultés liées à la dépendance aux stupéfiants.
Cette année encore, le maire Gomado s’est rendu dans plusieurs ghettos de sa commune pour célébrer le passage à 2025 avec les résidents. Outre le partage de repas, il a sensibilisé ces derniers sur les méfaits de la drogue et présenté les initiatives en cours destinées à leur réinsertion sociale et économique.
« Notre maire prend toujours le temps de venir nous voir et de partager un repas avec nous au début de chaque année. C’est un véritable père pour nous. Nous lui souhaitons longue vie et espérons qu’il nous aidera à sortir de la pauvreté et à trouver des opportunités », a confié Koffi, surnommé le Sage à l’équipe du média Échos des communes qui a recueilli les impressions de plusieurs bénéficiaires sur place.
« Au début, j’avais peur qu’il s’agisse d’un piège, surtout qu’il est une autorité. Mais j’ai compris qu’il voulait vraiment nous aider. Certains ici ont déjà suivi des formations organisées par la mairie, et maintenant, ils fabriquent des lits et d’autres objets. Je veux les rejoindre, mais mon problème, c’est qu’ils interdisent de fumer pendant les formations. », a confié Kounga K. un pensionnaire des lieux.
Quant à Mlle Fidèle, surnommée la Dangereuse, c’est la joie qu’elle manifeste. « J’ai mangé un repas offert par un si grand homme ! Nous avons bien discuté avec le maire. Merci à lui pour son écoute. Nous le soutiendrons dans ses actions. Qu’il revienne plus souvent, et pourquoi pas, qu’il nous amène un jour Faurevi, le seul homme que j’aime au Togo », a-t-elle lancé.
Ce n’est pas le même enthousiasme chez Tchinzo Malley qui n’a pas hésité à exprimer son mal être. « Je n’aime pas qu’il vienne ici. Il décourage les amis. Beaucoup quittent les ghettos pour suivre ses formations, et ça perturbe nos affaires. Il prétend nous aimer, mais il nous enlève nos amis et met du sable dans notre gari. Dites-lui de ne plus venir », a-t-il avancé dans une tentative de retenir ses amis dans cette habitude néfaste pour la société.
Pour d’autres, l’arrivée du maire suscite plutôt espoir et introspection. « À chaque fois qu’il vient, je ne peux pas manger. Je ressens de la pitié pour moi-même et je pleure. Je regrette ma vie. Nous avons grandi ensemble, et le voir ainsi me fait comprendre que j’ai gâché la mienne. Mais en même temps, sa présence me donne l’espoir qu’un jour, je sortirai de cette situation », a confié Gatouzo, la voix toute tremblante.
Au-delà de ces visites, le maire Joseph Koamy Gomado a initié des projets concrets en vue d’aider les résidents des ghettos à retrouver leur dignité. Parmi ces projets, figure en bonne place le « Projet Ghetto » qui enseigne aux jeunes des lieux, des compétences artisanales, comme le tissage d’accessoires en nylon, et offre de nouvelles perspectives à ceux qui souhaitent se réinsérer.
Tata Lili résume bien l’impact de ces initiatives : « En venant nous voir, le maire montre que nous faisons partie de ses projets. Nous attendons encore beaucoup de lui », a-t-elle fait savoir.
Avec cette démarche empreinte d’altruisme, le maire Gbloekpo Koamy Gomado continue de susciter admiration et gratitude auprès des résidents des ghettos, tout en posant les bases d’une réinsertion durable.
AfreePress avec le site Échos des communes










