©AfreePress-(Lomé, le 11 mai 2023)-Les services étatiques et la société civile qui sont engagés pour la protection des droits des enfants, les partenaires techniques et financiers, les chefs traditionnels, les leaders religieux venus des cinq (5) régions du pays, se sont réunis, jeudi 11 mai 2023 à Lomé pour évaluer les actions de lutte contre les pratiques préjudiciables aux enfants engagées depuis 2013 au Togo.
Organisée par le ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, en collaboration avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) cette rencontre, a donné l’occasion aux participants, de faire le point des avancées en matière d’adoption, en matière de politiques et stratégies et mener des réflexions sur les défis à relever pour éliminer efficacement les pratiques néfastes affectant les enfants au Togo.
Selon les informations recueillies, les pratiques sociales traditionnelles préjudiciables aux enfants persistent dans le pays, malgré les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires.
En témoignent les chiffres selon lesquels, 1 593 enfants ont été victimes de mariages précoces ou forcés entre 2015 à 2018. Sur la même période, 701 enfants ont été considérés comme « des enfants sorciers » ; 334 ont été placés dans les couvents, seize (16) filles ont été victimes des mutilations génitales féminines (MGF) et quatre (4) autres ont été victimes d’infanticide.
Face à cette situation alarmante, des mesures urgentes ont été prises par le gouvernement pour protéger davantage les enfants contre ces pratiques néfastes, a rappelé, la ministre de l’Action Sociale, Mme Adjovi Lolonyo APEDOH-ANAKOMA à l’ouverture des travaux de cet atelier.
Il s’agit entre autres : du renforcement en 2018 du mécanisme de dénonciation à travers la ligne verte Allô 1011, par le signalement des cas de violences par SMS et la mise à disposition des informations sur la santé sexuelle et reproductive, auprès des adolescents ; la mise en œuvre de 2015 à 2019, du Programme national de lutte contre les grossesses et mariages chez les adolescentes en milieux scolaire et extrascolaire au Togo, dont le processus d’actualisation est en cours ; l’élaboration en 2019, de la politique nationale du bien-être de l’enfant ; la formation en 2021 de 1650 leaders communautaires sur la protection des enfants et la construction en 2021 à Lomé et à Kara d’un centre multifonctionnel de prise en charge holistique des survivantes de violences basées sur le genre dénommé, « One Stop Center », et deux (2) autres d’écoute des victimes de violences en construction à Kara et à Dapaong, etc.
« Même si l’on peut se féliciter des nombreux résultats obtenus grâce à la volonté politique des plus hautes autorités de notre pays et grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, nous restons conscients que beaucoup de défis restent encore à relever », a lancé le ministre.
Elle a invité les acteurs à s’engager encore plus en faveur de la protection des enfants.
Il faut noter que les résultats issus de cette rencontre contribueront à la finalisation du
Programme national de prévention du mariage des enfants et des grossesses précoces au Togo.
Raphaël A.









