Lomé, le 16 octobre 2025-(©AfreePress)- La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), à travers son antenne régionale des Savanes, a tenu le 10 octobre 2025 à Tambonga, dans la commune de Kpendjal-Ouest 2, une séance de sensibilisation sur le thème : « Les droits des réfugiés et des personnes déplacées internes (PDI) ».
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mission de la CNDH visant la promotion et la protection des droits fondamentaux, dans une région des Savanes marquée par une insécurité persistante et une crise humanitaire croissante. Depuis plusieurs années, les attaques armées ont provoqué d’importants mouvements de populations, exposant réfugiés et déplacés internes à de multiples violations de leurs droits essentiels. Ces difficultés tournent autour de l’accès au logement, à la santé, à l’éducation, à l’eau potable, à l’alimentation, et à la protection contre les violences basées sur le genre.
Ouvrant les travaux au nom du président de la CNDH, le Chef d’antenne régionale, Mintambe Nadjigou, a rappelé l’importance de la protection des réfugiés et des déplacés internes dans le dispositif national des droits humains.Le Togo, fidèle à ses engagements internationaux, a ratifié la plupart des instruments juridiques encadrant la protection de ces groupes vulnérables, a-t-il souligné au cours de son intervention et de mentionner comme actes déjà ratifiés par le Togo, la Convention de Genève de 1951, son Protocole additionnel de 1967, la Convention de Kampala de 2009 ainsi que les Principes directeurs de l’ONU de 1998 sur les déplacements internes.
M. Nadjigou a également réaffirmé la détermination de la CNDH à accompagner les pouvoirs publics dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques inclusives, conformes à la Constitution du 6 mai 2024, qui garantit l’égalité et la protection des droits pour tous les citoyens sans distinction.

Présent à la cérémonie d’ouverture, le maire de la commune de Kpendjal-Ouest 2, Komlan Mintoïba, a salué une initiative « salutaire et opportune » de la CNDH. Il a rappelé que depuis près de cinq ans, la région des Savanes est confrontée à une situation sécuritaire préoccupante, marquée par des attaques répétées contre les villages, les forces de défense et les infrastructures communautaires, entraînant des déplacements massifs et fragilisant les droits fondamentaux des populations civiles.
La communication principale, animée par le Chef d’antenne de la CNDH-Savanes, a permis aux participants de mieux cerner les droits garantis aux réfugiés et aux déplacés internes. Ces droits sont entre autres, le droit à la sécurité, à l’éducation, à la santé, à un logement décent, à l’eau potable et à la dignité humaine. Les échanges qui ont suivi ont offert un cadre participatif où l’assistance a pu partager ses expériences et formuler des propositions allant dans le sens d’une amélioration de la prise en charge et de la cohabitation avec les communautés hôtes.
Diblo TAKINI
Correspondant AfreePress, région des Savanes









