Lomé, le 19 février 2024-(©AfreePress)-Depuis, samedi 17 février 2024, la ville de Sotouboua, (300 km au nord de Lomé), est le théâtre de tensions marquées par des affrontements entre quelques jeunes et les forces de maintien de l’ordre et de sécurité.
Selon les informations distillées, ces affrontements font suite au meurtre d’une femme de la localité par des individus non identifiés, ce qui constitue le cinquième cas en l’espace de deux mois, depuis le mois de janvier 2024.
La situation qui prévaut dans cette ville, préoccupe une dizaine d’organisations de la société civile, dont la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH), qui interpellent le Chef de l’État, Faure Gnassingbé à ‘’prendre ses responsabilités’’.
Pour ces OSC, il s’agit de « crimes rituels », c’est-à-dire de meurtres suivis d’amputations d’organes, qui se déroulent en des périodes de « grandes turbulences politiques », ce qui devrait attirer l’attention des autorités pour une réaction prompte.
« Convaincues que les autorités étatiques disposent des outils et moyens adéquats nécessaires pour appréhender les auteurs et complices de ces faits criminels, les Organisations de la Société Civile ne comprennent pas l’indifférence, l’insouciance et l’insensibilité de l’État vis-à-vis de la souffrance des victimes et de leurs parents. Quelle différence y a-t-il entre les entreprises terroristes et les auteurs des crimes rituels pour que l’on puisse fermer les yeux sur les seconds ? Messieurs les autorités, les Organisations de la Société Civile vous invitent à vos devoirs et obligations constitutionnelles pour faire la lumière sur tous les cas de crimes rituels enregistrés jusqu’à ce jour, conformément à l’article 13 de la Constitution », ont-elles défendu dans une lettre ouverte adressée, lundi 19 février 2024 au Chef de l’État, Faure Gnassingbé, et aux membres du gouvernement.
En outre, les OSC ont invité les autorités compétentes à veiller à la libération des manifestants interpellés à l’occasion de heurts intervenus le samedi 17 février 2024.
Anika A.









