Lomé, le 5 février 2025 (©AfreePress) – Quatorze opposants interpellés lors des manifestations de la Coalition des 14 partis de l’opposition (C14) en 2018 ont été condamnés à dix ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de Lomé. Ce verdict, rendu le lundi 3 février 2025, prolonge leur incarcération de 36 mois supplémentaires.
Parmi les condamnés figurent ADAM Latif, DJOBO Boukari, Aziz Goma et 11 autres prévenus, accusés de complot contre la sécurité intérieure de l’État, de groupement de malfaiteurs, de troubles aggravés à l’ordre public et de destructions volontaires.
Cette décision judiciaire suscite une vive indignation au sein de l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO), qui y voit « une violation inacceptable du principe de l’autorité de la chose jugée ».
« L’ASVITTO dénonce un procès arbitraire, marqué par des condamnations iniques, et exige l’application de l’arrêt N°158/20 du 18 novembre 2020, rendu par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Lomé, qui avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur les allégations soulevées », a déclaré l’organisation.
Cette condamnation intervient en dépit d’une décision antérieure de la Cour de Justice de la CEDEAO. En novembre 2023, la juridiction sous-régionale avait statué en faveur des détenus, ordonnant leur libération immédiate et leur accordant une compensation de 30 millions de F CFA chacun.
Face à cette situation, plusieurs organisations de la société civile et défenseurs des droits humains appellent à un respect strict des engagements internationaux du Togo en matière de justice et d’État de droit.
— Anika A., AfreePress









